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fév
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Le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps, et par conséquent sa transmission est augmentée, lorsque la quantité d’eau présente dans l’air (humidité absolue) diminue. Ceci expliquerait pourquoi les épidémies de grippe se produisent pendant les mois les plus froids dans les pays tempérés, selon une recherche publiée lundi.
L’humidité relative est un pourcentage qui exprime la quantité d’eau présente dans l’air par rapport à la quantité totale d’eau que l’air peut contenir pour une température donnée. Plus la température baisse, moins l’air est capable de contenir de l’eau. Ainsi, même si l’humidité relative de l’air peut demeurer élevée à l’extérieur pendant l’hiver, la quantité réelle d’eau présente ou humidité relative, diminue. Lorsqu’il y a moins d’eau la survie du virus de la grippe augmente et par conséquent sa transmission.
Des études précédentes n’étaient pas parvenues à établir une forte relation entre humidité et virulence du virus de la grippe, mais ces recherches ne tenaient compte que de l’humidité relative, dépendant de la température, relèvent le Dr Jeffrey Shaman, un épidémiologiste du ministère de la santé de l’Etat d’Oregon (nord-ouest des Etats-Unis), l’un des co-auteurs de cette recherche.
« Les fortes corrélations entre le niveau d’humidité absolue et la survie du virus de la grippe ont été surprenantes », explique-t-il dans un communiqué.
« Quand l’humidité absolue est faible, le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps et le taux de transmission augmente », précise le médecin dont l’étude paraît dans les Annales de l’Académie Nationale américaine des Sciences (PNAS) datées du 9 février.
En 2007 des chercheurs de la faculté de médecine du Mt Sinai à New York (est) avaient testé vingt différentes combinaisons de températures et d’humidité relative pour tenter de trouver les conditions déclenchant des changements dans la transmission du virus entre des cochons d’inde et un groupe d’animaux se trouvant à proximité.
Une recherche précédente avait montré que l’humidité relative pouvait expliquer une augmentation de 36% de la survie du virus de la grippe et de 12% de sa transmission.
Le Dr Shaman et ses collègues ont testé de nouveau ces différentes combinaisons mais en utilisant une humidité absolue comme référence. Ils ont alors découvert que l’humidité absolue expliquait 90% des variations de la survie du virus de la grippe et de 50% de sa transmission.
Ces chercheurs n’ont pas été en mesure d’expliquer ce phénomène mais notent qu’un accroissement de l’humidité dans les hôpitaux devrait permettre de contenir la propagation de la grippe.
Source: AFP et Académie Nationale américaine des Sciences