Transmission du virus de la grippe favorisée par l’air froid et sec. Vaccin contre la rougeole et autisme.
fév 11

Avec son dernier film «Silence on vaccine» Lina Moreco, persiste et signe en exploitant un thème qui lui est cher,  celui du conflit avec l’autorité. Cette fois c’est l’autorité médicale et scientifique qui est remise cause. Dommage que ce sujet prometteur n’ait été abordé qu’à coup de sous-entendus et de raccourcis de raisonnement logique. Sans doute parce que c’est une réalisatrice et non une scientifique, on ne lui en tiendra pas rigueur. Pour voir les faits tels qu’ils sont, il faut être prêt à oublier ses propres peurs et savoir écouter. Dommage que la simple vérité et les faits ne puissent se transformer en succès de box-office aussi facilement que les doutes de scandales et les soupçons à saveur paranoïde. Pourtant les études scientifiques et les faits sont là,  n’attendant qu’un bon communicateur pour être vulgarisés au grand public. De toute évidence, ce ne sera pas Mme Moreco.

Vaccin contre la rougeole et autisme.

Les faits c’est qu’en 2007, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace. Les pays, comme la Grande-Bretagne qui ont connu une diminution de leur couverture vaccinale contre la rougeole ont connu par la suite une recrudescence des éclosions de rougeole et de complications reliées. Tout ceci, le plus souvent suite à un article qui avait été publié par le Dr Wakefield et qui avait soulevé l’hypothèse que le vaccin contre la rougeole soit la cause de cas d’autisme. Plusieurs études plus tard, après que le Dr Wakefield ait été sévèrement réprimandé et accusé d’avoir faussé son étude, et après que d’autres scientifiques dans le monde ait essayé mais en vain de répéter son expérience, la communauté scientifique est unanime: aucun lien entre l’administration du vaccin contre la rougeole et l’autisme n’a été démontré. Plus encore, on a prouvé à plusieurs reprises et avec des études infiniment plus crédibles que celle du Dr Wakefield, que le vaccin contre la rougeole n’augmentait pas le risque d’autisme. D’ailleurs dans les pays ou la couverture vaccinale contre la rougeole a diminué, les cas de rougeole ont augmenté de même que les cas d’autisme. Le Dr Wakefield et ses collègues ont été accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins). De plus,  Le Dr Wakefield a violé les règles élémentaires de l’éthique médicale  notamment pour ne pas avoir révélé qu’il avait reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l’étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins. En mai 2005, dix des co-auteurs de l’article original ont retiré leur support pour les conclusions de l’étude.  Les éditeurs de la revue «The Lancet» ont aussi annoncé qu’ils retiraient leur appui à l’article. Le Dr Wakefiel aurait présenté une demande pour un brevet pour un substitut au vaccin contre la rougeole, et pour un traitement pour les effets adverses supposément associés au vaccin. De plus, Stephen Bustin, un expert mondial en PCR, a certifié que le laboratore où Wakefiel a fait son étude était contaminé par le virus de la rougeole. Par conséquent le PCR utilisé par le Dr Wakefield détectait cette contamination et non le virus présent dans l’intestin. Finalement, ce que le Dr Wakefield a réussi à prouver, c’est les doutes même lorsque non fondés sont des adversaires redoutables à la vérité scientifique.

Des études revues par des comités indépendants, tels que ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation, de même que deux rapports de l’Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu’il n’y avait pas de lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.

Vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

Un autre fait, bien réel et prouvé scientifiquement, est que le vaccin contre l’hépatite B ne donne pas la sclérose en plaques. La controverse vient de la France où pendant quelques années un de leurs 3 programmes de vaccination a été suspendu à cause d’une supposition voulant que le vaccin contre l’hépatite B soit une cause de la sclérose en plaques. Tous les autres pays du monde qui avaient des programmes de vaccination contre l’hépatite B ont maintenu leurs programmes. Même la France a fini par reprendre son ancien programme. Les faits c’est aussi que 2 milliards de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l’hépatite B, 350 millions vivent avec une atteinte chronique au foie et environ 600 000 en meurent chaque année. Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH et pourtant ont craint le vaccin contre l’hépatite B au point de le refuser. Combien de personnes meurent chaque année de la sclérose en plaques secondaire au vaccin contre l‘hépatite B? Zéro.

Thimérosal et maladies neurologiques.

Le thimérosal est un dérivé du mercure et le mercure est toxique pour le système nerveux. Par contre, le thimérosal se transforme en éthylmercure dans le corps, une forme de mercure qui n’est pas toxique, contrairement au méthylmercure qu’on retrouve dans certains poissons, comme le thon. Le mercure est éliminé par l’organisme en quelques jours.  Il n’en a pas fallu plus pour que certaines personnes attribuent certaines pathologies neurologiques dont sont victimes certains enfants aux vaccins.

Un autre fait est que les enfants qui sont vaccinés ne sont pas intoxiqués avec du thimérosal. Pourquoi? Tout d’abord parce qu’au Québec,  comme dans plusieurs pays dans le monde,  le mercure a été supprimé en 1996 de tous les vaccins administrés aux enfants, à l’exception de celui contre la grippe. De plus plusieurs études ont montré que le thimérosal n’était pas associé à l’autisme ou à d’autres troubles du système nerveux. le thimérosal a été retiré des vaccins non pas parce que les scientifiques étaient inquiets mais pour permettre de garder la confiance du public.

En conclusion, rien de neuf dans la controverse qui oppose tenants de la thèse de la conspiration et de l’obscurantisme malveillant et corrompu aux adeptes de la vérité. Qui a déjà dit que les vaccins n’avaient aucun effet secondaire? Il faut garder la tête froide et soigneusement soupeser les avantages et les risques d’être vacciné. L’enjeu est important, il s’agit de vies humaines. Parions que la sagesse populaire l’emportera.

written by Michel \\ tags: ,


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