|
juin
19
|
Les agences de santé publiques européennes ont évalué la présence du staphylococcus aureus et l’implication de sa présence chez les animaux.
La « European Food Safety Authority (EFSA)», le European Centre for Disease Control and Prevention (ECDC) et le European Medicines Agency (EMEA) ont publié un rapport scientifique concernant le staphylococcus aureus résistant à la méthicilline chez les animaux d’élevage, les animaux domestiques et dans la viande.
On a découvert que les animaux destinés à la production de viande comme les porcs, les veaux et les poulets peuvent souvent être porteurs sans symptômes d’une souche de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) appelé le CC398. Cependant, bien que la viande puisse être contaminée par le SARM il n’y a pas de preuve que sa consommation ou sa manipulation peuvent entrainer des risques pour les humains. Le rapport note aussi que les personnes qui sont en contacts avec les animaux porteurs du SARM CC398 peuvent être à risque d’infection. Cette souche spécifique de SARM a été parfois associée, quoique rarement, avec des infections de peau graves, des infections de tissus mous, des pneumonies et des bactériémies chez les humains.
Les animaux domestiques peuvent aussi être infectés par le SARM. Les bactéries passent alors des humains aux animaux domestiques pour revenir ensuite aux humains. Tout celà met l’emphase sur l’importance des mesures d’hygiène de base comme le lavage des mains avant et après le contact avec les animaux, et si possible éviter les contacts directs avec les sécrétions nasales, la salive et les plaies.
Les déplacements d’animaux et les contacts entre les animaux vivants et les humains sont probablement un facteur important dans la transmission du SARM, et les mesures les plus efficaces devraient être appliquées directement à la ferme.
On a aussi trouvé que cette souche de SARM est résistante à pratiquement n’importe quel antibiotique du groupe des béta-lactames et très souvent aussi à d’autres antibiotiques. L’usage prudent des antibiotiques devrait être une mesure clé et le monitorage de la consommation d’antibiotiques chez les animaux devrait permettre d’identifier et de limiter leurs utilisations inapropriées. On a aussi recommandé que les médicaments de dernier recours pour le traitement des SARM chez les humains soient interdits chez les animaux. Tout celà pour garantir leur efficacité chez les humains.
Les infections à SARM sont répandues dans plusieurs hôpitaux en Europe et une cause importante d’infections nosocomiales qui peuvent mener à des maladies graves et parfois au décès. Au cours des dernières années un lien a aussi été établi entre entre les infections à SARM chez les animaux et chez les humains. Dans les régions d’Europe où le SARM est retrouvé chez les animaux d’élevage destinés à la consommation humaine, les personnes qui sont en contact avec ces animaux, comme les fermiers, les vétérinaires et leurs familles, sont à risque d’acquérir une infection à SARM.