Le Dr Hoonmo Koo, un chercheur du Baylor College of Medicine, a montré que 20% des 35 prélèvements de viande crue, cuite ou prête à servir fait dans la cuisine d’un hôpital de soins tertiaires étaient contaminés par la bactérie Clostridium difficile. De plus, pour chaque prélèvement positif, il y avait au moins un patient dans l’hôpital qui était infecté avec la même souche de Clostridium difficile. Même la viande suite à 70 C était contaminée. Les spores de la bactérie C. difficile peuvent résister à une température de plus de 90 C.
Cette étude rappelle une autre étude qui avait montré que 20% des viandes hachées achetées dans des épiceries de l’Ontario et du Québec étaient contaminées avec du Clostridium difficile. Pour celles qui pensent que c’est peut-être différent ailleurs, une étude faite en Arizona aux États-Unis en 2007, avait montré que 40% des viandes crues et 48% des viandes cuites d’une chaîne d’épicerie nationale renfermaient la bactérie C difficile.
L’étude du Dr Koo est particulière car elle suggère l’hypothèse que la consommation de nourriture contaminée pourrait être un véhicule de transmission du Clostridium difficile dans un hôpital.
Il est possible qu’un plus grand pourcentage de nourriture soit contaminé car seulement 2 g de viande étaient prélevés. Ainsi si la contamination n’était pas homogène, il est possible que le prélèvement ait été faussement négatif.
On se demande aussi si la viande peut avoir été contaminée pendant le processus d’abattage et de préparation ou encore lors de sa manipulation. D’autres études sont en cours.
written by Michel
\\ tags: Clostridium difficile, Infections nosocomiales
La fidaxomicine est un nouvel antibiotique de la classe des macrolides qui serait aussi efficace que la vancomycine contre le Clostridium difficile. De plus l’usage de la fidaxomicine entraine moins de récidives.
Les résultats de cette étude multicentrique à double insu menée sur 629 patients de mai 2006 à août 2008 au Canada et aux États-Unis, ont été publiés dans l’édition du 3 février du New England Journal of Medicine (NEJM). On a ainsi démontré que la fidaxomicine était aussi efficace que la vancomycine pour les traitement des infections à Clostridium difficile (92.1% vs 89.8%).
De plus les patients traités avec la fidaxomicine ont eu un taux significativement moindre de récidives d’infections à Clostridium difficile (13.3% vs 24% selon le protocole). Cependant le taux de récidive n’était pas amélioré chez les patients infectés par une souche plus virulente de Clostridium difficile ( comme la souche NAP1).
La raison de ce taux de récurrence moindre semble lié au fait que la fidaxomicine épargne la flore normale de l’intestin.
Le Dr Herbert Dupont de l’École de santé publique de l’université du Texas, se questionne sur ce que serait le taux de récidive si le traitement des infections à Clostridium difficile avec les antibiotiques couramment utilisés était prolongé de 4 à 6 semaines.
D’autres mesures pourraient être utilisées pour lutter contre les infections à Clostridium difficile. Par exemple, l’utilisation plus judicieuse d’antibiotiques suite au développement de tests diagnostiques plus rapides et plus précis qui éviteraient l’usage d’antibiotiques à large spectre lors de traitements empiriques.
written by Michel
\\ tags: Clostridium difficile, Infections nosocomiales
L’analyse de 100 poulets de marques connues provenant d’épicerie de Vancouver, Toronto et Montréal, a montré que 67% des volailles sont contaminées par des bactéries dangereuses comme le E. coli, la salmonelle et le campylobacter. Ces bactéries ont non seulement le pouvoir de causer des maladies, mais avaient en plus la capacité de résister à plusieurs antibiotiques. Cette étude a été menée par CBC TVs Marketplace.
Nous savions déjà que des bactéries dangereuses pouvaient se retrouver dans le poulet cru mais cette étude montre que non seulement les 2/3 des volailles sont contaminées mais qu’en plus certaines bactéries sont résistantes jusqu’à 8 antibiotiques.
Cette étude démontre l’importance de bien cuire les poulets et de prendre toutes les précautions nécessaires afin de réduire le risque de contamination croisée au minimum. ( La contamination croisée est la contamination des objets propres par l’intermédiaire d’un objet contaminé. Par exemple, l’utilisation d’une planche à découper qui a servi à dépecer de la volaille crue, non lavée , pour couper des morceaux de poulet cuits.)
written by Michel
\\ tags: prévention, prévention des infections