fév 07

L’université de Bristol vient fabriquer un appareil qui détecte les infections en analysant l’odeur des selles.

L’appareil, le  OdoReader, analyse les gaz émis par les selles et donne un résultat en 1 heure.

Les concepteurs prétendent que le diagnostic précoce peut aider à prévenir la transmission des infections et sauver de l’argent aux hôpitaux.

Les maladies intestinales comme les infections à  C. difficile affectent des milliers de personnes  à chaque année et coûtent des millions de dollars.

Il est connu depuis longtemps que les selles des personnes qui présentent une infection ont une odeur particulière.

Les chercheurs aimeraient que le Odoreader soit un appareil portatif pour le diagnostic du Clostridium difficile.

L’appareil pourrait avoir beaucoup d’autres utilités médicales pour le diagnostic d’autres maladies intestinales, de maladies pulmonaires ou urinaires.

Les essais cliniques sont prévus et l’appareil serait disponible sur le marché pour 2013.

Source: BBC

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jan 21

Un hôpital irlandais, le St-Francis de Mullingar , vient passe de la théorie à la pratique. Il va équiper  ses chambres d’objets en cuivre dans le but de diminuer les risques d’infections nosocomiales. Le tout fait suite à une étude menée en Angleterre et publiée  janvier 2010 dans le Journal of Hospital Infection.

Les résultats des expériences faites dans un hôpital de Birmingham montrent qu’une surface en cuivre élimine de 90 à 100% des micro organismes tels que le staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (SARM).

L’utilisation de cette propriété du cuivre dans un hôpital pour la prévention des infections nosocomiales serait une première mondiale.

On croit que la diminution des bactéries et virus pathogènes sur les objets comme les poignées de porte pourrait réduire de façon significative les risques de transmission d’infections nosocomiales.

L’étude qui a été faite  l’hôpital universitaire Selly Oak de Birmingham a montré que le nombre de microbes pathogènes les plus fréquents est réduit de 90 à 100% sur les surfaces en cuivre comparativement aux matériaux standard.

Les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline, ou staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM ) ne survivent pas plus de 2 heures sur une surface en cuivre.

Selon certains experts comme le professeur Tom Elliott, Directeur médical adjoint et responsable de l’étude, le cuivre compléterait avantageusement les mesures de prévention et contrôle des infections nosocomiales usuelles.

Éventuellement, si elle s’avère efficace, on peut prévoir que d’autres hôpitaux pourraient utiliser les propriétés anti-microbiennes du cuivre pour prévenir les infections nosocomiales. Cette propriété du cuivre était déjà connue. D’ailleurs l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a déjà  homologué le cuivre et ses alliages comme le laiton et le bronze, en tant qu’agents anti-microbiens capables de lutter contre certaines bactéries responsables d’infections potentiellement mortelles.

En plus du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline,  le Clostridium difficile, le E. Coli,  et le virus de la grippe A H1N1 sont sensibles au cuivre.

Le fardeau des infections nosocomiales

En France, 1 patient sur 20 attrape contracte une infection lors de son séjour à l’hôpital (infection nosocomiale). Il s’agit au total de 750 000 cas d’infections nosocomiales par an. Dans l’Union Européenne, les maladies nosocomiales tuent 37.000 personnes par an.

Source: CyberBTP

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jan 06

Des chercheurs de l’Université Guelph en Ontario ont démontré que chaque patient supplémentaire qui partagera votre chambre d’hôpital augmentera vos risques de faire une infection nosocomiale de 10%. Le risque sera donc aussi accru si vous êtes hospitalisé pour une longue période car vos partenaires de chambre changeront fréquemment.

On avait déjà montré que le risque d‘infection nosocomiale était supérieur dans les chambres avec plusieurs lits.

Plus précisément les  auteurs de l’étude ont montré que l’augmentation de risque d’infection par le Clostridium difficile était de 11% par compagnon de chambre et de 10% pour les infections à staphylocoque aureus et entérocoque toujours pour chaque compagnon de chambre additionnel.

Les auteurs de l’étude concluent que le coût supplémentaire engendré par la construction de chambres individuelles seraient compensé par les économies reliées à la baisse du taux d‘infections nosocomiales.

À titre d’information, on a évalué qu’au Canada, le coût engendré par la colonisation  d’un patient  le SARM, porteur de la bactérie mais sans symptôme, était de 1360$. Pour un patient avec des symptômes d’infection par le SARM le coût est évalué à 14 360$.

La question qui demeure, la prochaine fois que vous serez hospitalisé est-ce que l’on devra vous informer que votre risque d‘infection nosocomiale sera de 30% supérieur si vous partagez votre chambre avec trois autres personnes? Et devrait-on vous informer si une de ces personnes est porteuse d’une infection nosocomiale? Quel est  votre avis?

Source: American Journal of Infection Control.

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août 13

Une bactérie qui est connu pour causer des infections nosocomiales, le Clostridium difficile, a causé ou contribué au décès de 4 personnes à l’hôpital l’Hôtel-Dieu de Sorel. Le foyer d’éclosion de la bactérie C. difficile a été localisé au deuxième étage de l’Hôtel-Dieu, dans l’unité de gériatrie.

Les premiers décès datent du début juillet 2009.

On a placé des agents de sécurité à l’extérieur et à l’intérieur de l’unité d’isolement de l’hôpital pour surveiller les travailleurs qui sortent et qui entrent. On surveille particulièrement le lavage des mains.

Les 11 patients qui sont encore porteurs du Clostridium difficile sont en isolement.

Un grand nettoyage a été fait et les responsables croient que la situation est maîtrisée car il n’y a pas eu de nouveau cas depuis le début du mois d’août. Étant donné que l’on ne connaît pas précisément le délai d’incubation de la bactérie Clostridium difficile, il est pratiquement impossible de savoir exactement QUAND  l’éclosion sera terminée.

Les visiteurs sont aussi avertis de respecter les mesures de prévention et de contrôle de cette infection lorsqu’ils visitent quelqu’un dans l’unité d’isolement à l‘hôpital.

La question qui demeure est: combien de morts sont nécessaires pour qu’un travailleur de la santé se lave les mains sans avoir besoin d’un gardien de sécurité pour le surveiller?

Source: Branchez-vous.com

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avr 12

Pendant que certaines personnes cherchent à démasquer le supposé complot orchestré par les méchantes compagnies pharmaceutiques en complicité avec les autorités de santé publique , les enfants meurent de la rougeole.  Le plus importante éclosion de rougeole depuis 10 ans a lieu actuellement au Burkina Faso. Considéré comme la cause principale de décès chez les enfants par l’Organisaiton mondiale de la santé, la rougeole est une maladie évitable par la vaccination qui se transmet par la toux et les éternuements.

Selon les autoritées sanitaires du Burkina Faso plus de 19 000 infections par la rougeole ont été rapportées avec 150 décès. C’est au moins 10 fois plus d’infections que pendant n’importe quelle année depuis 1997. L’éclosion actuelle de rougeole est particulière car dans le reste du monde cette maladie est en régression. En 2007, l’OMS a estimé qu’environ 197 000 enfants sont décédées à cause de la rougeole dans le monde, une baisse de 74% comparé à l’an 2000. Les enfants qui ne sont pas vaccinées augmentent le risque  d’une épidémie. Un regroupement de plusieurs organismes internationaux ( The Measles Initiative) formé en 2001 essaie de combattre la rougeole et ses complications en favorisant la vaccination et l’éducation dans 47 pays du monde, incluant le Burkina Faso. Malgré la dernière campagne de vaccination massive d’enfants en 2007 au Burkina Faso,qui a permis de vacciner 3 millions d’enfants, des enfants ne sont toujours pas vaccinés ce qui augmente les risque d’éclosion. Les pays qui n’ont pas réussi à vacciner plus de 80% de leur population peuvent s’attendre à des épidémies répétées tandis que ceux qui ont vacciné plus de 95% de leur population ( comme la Finlande) n’ont pas rapporté d’éclosion au cours des dernières années. Le Burkina Faso a un urgent besoin de campagne vaccination de masse contre la rougeole. On prévoit vacciner les individus les plus vulnérables car le Burkina Faso n’a pas suffisamment de vaccins pour vacciner l’ensemble de sa population. Le groupe « The Measles Initiative» estime que 11 millions de décès dus à la rougeole ont pu être évités pendant la période  2000-2007 grâce aux campagnes d’éducation et de vaccination massive.

Source: ProMed

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fév 26

Une nouvelle approche vaccinale à l’étude en Grande-Bretagne contre la première cause d’infections nosocomiales en Europe et en Amérique du Nord.

Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis a  annoncé aujourd’hui qu’elle soutient un essai clinique de phase II d’un vaccin contre Clostridium difficile, l’une des premières causes d’infection nosocomiale en Europe et en Amérique du Nord.

L’étude en cours en Grande-Bretagne porte sur la sécurité et l’efficacité du vaccin candidat contre C. difficile de sanofi pasteur. L’indication principale du vaccin est la prévention des infections à C. difficile (ICD), mais cette étude réalisée chez des patients infectés vise à fournir la preuve du concept de l’approche vaccinale.
« On traite les infections à C. difficile (ICD) avec l’un des deux antibiotiques auxquels la bactérie est sensible. Il est vraiment nécessaire de trouver de nouvelles approches ne faisant pas appel aux antibiotiques, puisque c’est l’altération de la flore microbienne intestinale consécutive à l’utilisation des antibiotiques qui, au départ, déclenche l’infection.

De plus, on redoute l’émergence de résistances, aussi bien chez C. difficile que chez les autres bactéries. Associée à une utilisation plus rationnelle des antibiotiques et au respect des mesures de prévention, la vaccination pourrait s’avérer très efficace pour combattre les pathologies intestinales causées par C. difficile » a déclaré Barry Cookson, Directeur du Laboratoire des infections nosocomiales, Centre de lutte contre les infections à la Health Protection Agency et principal investigateur de l’étude.

Pour son vaccin candidat, sanofi pasteur a utilisé une approche fondée sur l’utilisation d’une anatoxine, comme pour d’autres vaccins déjà ommercialisés, par exemple les vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Ce vaccin candidat a franchi avec succès les essais cliniques de phase I, qui ont porté sur plus de 200 sujets, visant à démontrer sa sécurité et son immunogénicité. L’incidence des infections à C. difficile a augmenté de façon significative durant ces dernières années, aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Selon les estimations, le coût des traitements associés aux infections à C. difficile dans ces deux parties du monde s’élèverait à plus de 7 milliards de dollars (près de 5,5 milliards d’euros) par an. L’émergence de la fameuse souche virulente de C. difficile en 2002 est venue rappeler la nécessité de s’attaquer aux infections à infections à C. difficile.

L’essai de phase IIb implique près de 600 participants atteints d’ infections à C. difficile aiguë, suivis dans une trentaine de centres sur l’ensemble du territoire britannique. Les participants seront répartis par randomisation en 4 groupes. Trois groupes recevront le vaccin, le quatrième groupe recevra un vaccin placebo. Tous les participants recevront également un traitement antibiotique standard.

C. difficile est une bactérie anaérobique qui forme des spores ; elle est présente de façon asymptomatique chez près de 60% des nourrissons, mais seulement chez 3% des adultes en bonne santé. Elle fait partie de la famille des Clostridium, qui comprend aussi C. tetanus (tétanos) et C. botulinum (botulisme). C. difficile synthétise deux toxines puissantes, les toxines A et B. Si un patient ingère des spores de C. difficile alors que sa flore bactérienne intestinale naturelle est altérée, généralement suite à un traitement antibiotique, la bactérie peut se multiplier et sécréter les deux toxines, qui sont à l’origine de pathologies gastro-intestinales connues sous le nom  d’infections à C. difficile.

Les infections nosocomiales à C. difficile représentent un problème de plus en plus préoccupant dans de nombreux pays industrialisés, notamment aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. On estime à 500 000 le nombre de cas annuels d’infections à C. difficile rien qu’aux Etats-Unis avec un coût de 3,2 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) pour les systèmes de santé. Pour l’Union européenne, dont la population se situe autour de 460 millions d’habitants, on estime les coûts en soins de santé à près de 4,4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) par an. Pour plus d’information, consulter la page C.Difficile auprès de la UK Health Protection Agency.

A propos de sanofi-aventis Sanofi-aventis est un leader mondial de l’industrie pharmaceutique qui recherche, développe et diffuse des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie de chacun. Le Groupe est coté en bourse à Paris (EURONEXT : SAN) et à New York (NYSE : SNY). Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis, a mis à disposition plus de 1,6 milliard de doses de vaccins en 2008, permettant de vacciner plus de 500 millions de personnes dans le monde. Sanofi Pasteur est un leader mondial avec la plus large gamme de vaccins contre 20 maladies infectieuses. L’expérience de sanofi pasteur dans le domaine des vaccins remonte à plus d’un siècle. C’est aujourd’hui la plus importante société entièrement dédiée au vaccin, qui investit plus d’un million d’euros par jour en recherche et développement. Pour plus d’information, consulter le site : www.sanofipasteur.com <http://www.sanofipasteur.com>

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