juin 05

Selon les dernières informations connues, des germes de soya contaminés seraient la cause de l’épidémie de gastroentérites à E coli qui a rendu plus de 2000 personnes malades et en a tué 22.

Des tests préliminaires ont trouvé la bactérie E coli dans les germes de soya et d’autres variétés de germes lors de l’investigation d’une ferme biologique dans la région de Uelzen en Allemagne.

Plusieurs restaurants avaient utilisé ces germes pour préparer des salades. La ferme a été fermée et ses produits rappelés. deux employés de la ferme ont aussi été malades. Les résultats de tests supplémentaires sont à venir lundi.

Rappelons qu’il s’agirait d’une nouvelle souche particulièrement virulente de E coli que les scientifiques n’avaient jamais identifié.

 

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juin 04

Qu’est-ce que le E. coli?

Est-ce qu’il y a plusieurs souches de Escherichia coli?

Comment se fait la transmission de la bactérie Escherichia coli ?

Quelles sont les conditions favorables à la multiplication de la bactérie Escherichia coli?

Comment détruit-on la bactérie E coli?

Quelles sont les symptômes de la maladie provoquée par l’excherichia coli enterohemorragique (ECEH)?

Quelles est la période d’incubation ou combien de temps après avoir consommé un aliment contaminé je risque d’être malade?

Le E. coli (ou Escherichia coli) est une bactérie fréquente du tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud.

Quelle est la durée de la gastroentérite à E coli?

Quelles sont les complications de l’infection à E coli enterohémorragique? Qu’est-ce que le syndrome hémolytique-urémique

Qu’est-ce que le E. coli?

La plupart des  souches de E. coli vivent dans l’intestin sans représenter un danger pour l’homme. Par contre, d’autres peuvent causer des gastro-entérites sévères. Une de ces Escherichia coli est appelé ECEH pour Escherichia coli entérohéhorragique. Ces bactéries produisent une toxine qui ressemble à la toxine produite par la bactérie Shigella dysenteriae. On appelle aussi cette toxine verotoxine ou toxine de type shiga.

Un type de bactérie E coli enterohemorragique est encore plus specifique on l’appelle le serotype O157:H7.

Comment se fait la transmission de la bactérie Escherichia coli ?

La transmission de la bactérie Escherichia coli se fait par la consommation d’aliments contaminés, viande hachée crue ou mal cuite et lait cru par exemple. Par exemple, si l’exterieur d’une pièce de viande a été contaminée par la bactérie présente dans l’intestin de l’animal lors de  lors de l’abattage de l’animal, lorsque la viande est hachée la bactérie se trouve mélangée et elle est enfouie à l’intérieur de la viande. Ainsi si la cuisson de la viande est incomplète à l’intérieur de la viande la bactérie ne sera pas détruite et sera ingérée. C’est le principal mode de transmission.

Quelles sont les conditions favorables à la multiplication de la bactérie Escherichia coli?

La bactérie Escherichia coli enterohemorragique ou ECEH se multiplie dans entree 7°C et 50°C, la température optimale étant de 37°C. Certaines souches de ECEH peuvent se développer dans des aliments acides, jusqu’à pH 4,4.

Comment détruit-on la bactérie E coli?

Lorsque toutes les parties de l’aliment atteignent au moins 70°C la bactérie E coli est détruite.

Quelles sont les symptômes de la maladie provoquée par l’excherichia coli enterohemorragique (ECEH)?

Les symptômes des maladies provoqués par la bactérie ECEH sont:

  • des crampes abdominales
  • des diarrhées qui peuvent contenir du sang
  • la fièvre
  • les vomissements

Quelles est la période d’incubation ou combien de temps après avoir consommé un aliment contaminé je risque d’être malade?
La période d’incubation est de 3 à 8 jours, avec une moyenne de 3 à 4 jours.

Quelle est la durée de la gastroentérite à E coli?

Dans la plupart des cas la guérison survient  dans les 10 jours.

Quelles sont les complications de l’infection à E coli enterohémorragique? Qu’est-ce que le syndrome hémolytique-urémique

Chez un petit nombre de patients (en particulier le jeune enfant et la personne âgée), l’infection peut conduire à une affection mortelle comme le syndrome hémolytique-urémique (SHU). Celui-ci est caractérisé par:

  • une défaillance rénale aiguë,
  • une anémie hémolytique
  • et une thrombopénie (baisse des plaquettes dans le sang)

Environ 10% des patients infectés par le E coli ECEH auront un syndrome hémolytique-urémique et 3 à 5 % en mourront. Le quart des personnes atteintes d’une syndrome hémolytique-urémique auront des complications neurologiques (telles que convulsions, accidents cérébrovasculaires et coma) et la moitié auront des séquelles rénales chroniques.

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jan 21

Un hôpital irlandais, le St-Francis de Mullingar , vient passe de la théorie à la pratique. Il va équiper  ses chambres d’objets en cuivre dans le but de diminuer les risques d’infections nosocomiales. Le tout fait suite à une étude menée en Angleterre et publiée  janvier 2010 dans le Journal of Hospital Infection.

Les résultats des expériences faites dans un hôpital de Birmingham montrent qu’une surface en cuivre élimine de 90 à 100% des micro organismes tels que le staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (SARM).

L’utilisation de cette propriété du cuivre dans un hôpital pour la prévention des infections nosocomiales serait une première mondiale.

On croit que la diminution des bactéries et virus pathogènes sur les objets comme les poignées de porte pourrait réduire de façon significative les risques de transmission d’infections nosocomiales.

L’étude qui a été faite  l’hôpital universitaire Selly Oak de Birmingham a montré que le nombre de microbes pathogènes les plus fréquents est réduit de 90 à 100% sur les surfaces en cuivre comparativement aux matériaux standard.

Les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline, ou staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM ) ne survivent pas plus de 2 heures sur une surface en cuivre.

Selon certains experts comme le professeur Tom Elliott, Directeur médical adjoint et responsable de l’étude, le cuivre compléterait avantageusement les mesures de prévention et contrôle des infections nosocomiales usuelles.

Éventuellement, si elle s’avère efficace, on peut prévoir que d’autres hôpitaux pourraient utiliser les propriétés anti-microbiennes du cuivre pour prévenir les infections nosocomiales. Cette propriété du cuivre était déjà connue. D’ailleurs l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a déjà  homologué le cuivre et ses alliages comme le laiton et le bronze, en tant qu’agents anti-microbiens capables de lutter contre certaines bactéries responsables d’infections potentiellement mortelles.

En plus du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline,  le Clostridium difficile, le E. Coli,  et le virus de la grippe A H1N1 sont sensibles au cuivre.

Le fardeau des infections nosocomiales

En France, 1 patient sur 20 attrape contracte une infection lors de son séjour à l’hôpital (infection nosocomiale). Il s’agit au total de 750 000 cas d’infections nosocomiales par an. Dans l’Union Européenne, les maladies nosocomiales tuent 37.000 personnes par an.

Source: CyberBTP

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jan 06

Des chercheurs de l’Université Guelph en Ontario ont démontré que chaque patient supplémentaire qui partagera votre chambre d’hôpital augmentera vos risques de faire une infection nosocomiale de 10%. Le risque sera donc aussi accru si vous êtes hospitalisé pour une longue période car vos partenaires de chambre changeront fréquemment.

On avait déjà montré que le risque d‘infection nosocomiale était supérieur dans les chambres avec plusieurs lits.

Plus précisément les  auteurs de l’étude ont montré que l’augmentation de risque d’infection par le Clostridium difficile était de 11% par compagnon de chambre et de 10% pour les infections à staphylocoque aureus et entérocoque toujours pour chaque compagnon de chambre additionnel.

Les auteurs de l’étude concluent que le coût supplémentaire engendré par la construction de chambres individuelles seraient compensé par les économies reliées à la baisse du taux d‘infections nosocomiales.

À titre d’information, on a évalué qu’au Canada, le coût engendré par la colonisation  d’un patient  le SARM, porteur de la bactérie mais sans symptôme, était de 1360$. Pour un patient avec des symptômes d’infection par le SARM le coût est évalué à 14 360$.

La question qui demeure, la prochaine fois que vous serez hospitalisé est-ce que l’on devra vous informer que votre risque d‘infection nosocomiale sera de 30% supérieur si vous partagez votre chambre avec trois autres personnes? Et devrait-on vous informer si une de ces personnes est porteuse d’une infection nosocomiale? Quel est  votre avis?

Source: American Journal of Infection Control.

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