avr 25

Une équipe multidisciplinaire de l’Université de Sherbrooke a découvert une nouvelle classe d’antibiotiques efficace contre certaines bactéries à l’origine de maladies nosocomiales : l’antibiotique à base de ligand PC1.

Ces résultats ouvrent une nouvelle voie de lutte contre des bactéries de plus en plus résistantes aux traitements conventionnels. Ils sont publiés aujourd’hui dans la revue PLoS Pathogens, par Daniel Lafontaine, professeur au Département de biologie de la Faculté des sciences, et ses collaborateurs de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.

Les antibiotiques sont issus de quelques classes de produits depuis une trentaine d’années, indique Daniel Lafontaine. « C’est ce qui explique pourquoi que les bactéries ont développé des résistances. Sur le plan de la recherche fondamentale, notre découverte ouvre la voie à une nouvelle génération d’antibiotiques. Les bactéries n’avaient encore jamais été exposées à ce nouvel antibiotique et ne développent pas de résistances jusqu’à présent », ajoute-t-il.

Entre 2003 et 2005, le Québec a été particulièrement touché par une souche de la bactérie Clostridium difficile (C. difficile) hypervirulente et multirésistante, période pendant laquelle l’incidence des infections a presque quadruplé. « Malheureusement, bien que l’épidémie soit maintenant endiguée, on rapporte encore des éclosions dans divers hôpitaux de la province malgré les mesures mises en place pour réduire l’incidence des infections nosocomiales », rapporte Louis-Charles Fortier, professeur au Département de microbiologie et infectiologie et l’un des coauteurs de l’étude. « La situation est similaire ailleurs au Canada et aux États-Unis, de même que dans plusieurs pays européens », ajoute le microbiologiste expert sur les questions du C. difficile.

« Pour le C. difficile ou encore Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), même après 30 générations de bactéries exposées à la molécule PC1, nous ne détectons aucune résistance, alors qu’habituellement il suffit de cinq ou six passages », précise Daniel Lafontaine. Le domaine des antibiotiques conventionnels repose sur quelques produits clés, comme la pénicilline, qui sont dérivés les uns des autres pour contrer l’adaptation constante des bactéries.

Cette nouvelle classe d’antibiotiques est composée d’une molécule synthétique qui se fixe spécifiquement sur une zone essentielle à la survie de la bactérie, appelée riboswitch, empêchant ainsi sa prolifération. Depuis la découverte des riboswitchs en 2002, les scientifiques cherchent à développer un antibiotique qui agit sur ces zones vitales, sans succès.

« Notre expertise dans l’étude tridimensionnelle des riboswitchs nous a permis de comprendre que ça fonctionne uniquement lorsque le riboswitch visé est devant un gène particulier appelé guaA, explique Daniel Lafontaine. Ça touche une voie de base de sa régulation. »

Les auteurs de la publication ont réussi à pousser leurs travaux de l’étude fondamentale du fonctionnement de l’antibiotique sur les riboswitchs jusqu’à l’expérimentation avec succès sur des modèles animaux.

« C’est une histoire complète, dit fièrement le professeur Lafontaine. Habituellement une étude aussi large est réservée à de très grands laboratoires. Dans notre cas, l’expertise était répartie sur plusieurs campus de l’UdeS, alors il a fallu la persévérance de Jérôme Mulhbacher, postdoctorant à la Faculté des sciences, qui a proposé le sujet et a contacté des collaborateurs avec qui nous n’avions jamais travaillé : François Malouin, professeur à la Faculté des sciences, expert en validation sur des modèles animaux, et Louis-Charles Fortier, à la Faculté de médecine et des sciences de la santé. »

Les chercheurs ont breveté les molécules développées et envisagent des rapprochements avec les entreprises fabricantes de tels produits. De plus, pour étendre le spectre des bactéries touchées, ils cherchent maintenant d’autres riboswitchs qui régulent d’autres gènes essentiels. « L’avenir est dans le design de ligands spécifiques pour bloquer l’action des riboswitchs », conclut Daniel Lafontaine.

Source: Communiqué Université de Sherbrooke

written by Michel

fév 07

L’université de Bristol vient fabriquer un appareil qui détecte les infections en analysant l’odeur des selles.

L’appareil, le  OdoReader, analyse les gaz émis par les selles et donne un résultat en 1 heure.

Les concepteurs prétendent que le diagnostic précoce peut aider à prévenir la transmission des infections et sauver de l’argent aux hôpitaux.

Les maladies intestinales comme les infections à  C. difficile affectent des milliers de personnes  à chaque année et coûtent des millions de dollars.

Il est connu depuis longtemps que les selles des personnes qui présentent une infection ont une odeur particulière.

Les chercheurs aimeraient que le Odoreader soit un appareil portatif pour le diagnostic du Clostridium difficile.

L’appareil pourrait avoir beaucoup d’autres utilités médicales pour le diagnostic d’autres maladies intestinales, de maladies pulmonaires ou urinaires.

Les essais cliniques sont prévus et l’appareil serait disponible sur le marché pour 2013.

Source: BBC

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jan 21

Un hôpital irlandais, le St-Francis de Mullingar , vient passe de la théorie à la pratique. Il va équiper  ses chambres d’objets en cuivre dans le but de diminuer les risques d’infections nosocomiales. Le tout fait suite à une étude menée en Angleterre et publiée  janvier 2010 dans le Journal of Hospital Infection.

Les résultats des expériences faites dans un hôpital de Birmingham montrent qu’une surface en cuivre élimine de 90 à 100% des micro organismes tels que le staphylocoque aureus résistant à la méthicilline (SARM).

L’utilisation de cette propriété du cuivre dans un hôpital pour la prévention des infections nosocomiales serait une première mondiale.

On croit que la diminution des bactéries et virus pathogènes sur les objets comme les poignées de porte pourrait réduire de façon significative les risques de transmission d’infections nosocomiales.

L’étude qui a été faite  l’hôpital universitaire Selly Oak de Birmingham a montré que le nombre de microbes pathogènes les plus fréquents est réduit de 90 à 100% sur les surfaces en cuivre comparativement aux matériaux standard.

Les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline, ou staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM ) ne survivent pas plus de 2 heures sur une surface en cuivre.

Selon certains experts comme le professeur Tom Elliott, Directeur médical adjoint et responsable de l’étude, le cuivre compléterait avantageusement les mesures de prévention et contrôle des infections nosocomiales usuelles.

Éventuellement, si elle s’avère efficace, on peut prévoir que d’autres hôpitaux pourraient utiliser les propriétés anti-microbiennes du cuivre pour prévenir les infections nosocomiales. Cette propriété du cuivre était déjà connue. D’ailleurs l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a déjà  homologué le cuivre et ses alliages comme le laiton et le bronze, en tant qu’agents anti-microbiens capables de lutter contre certaines bactéries responsables d’infections potentiellement mortelles.

En plus du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline,  le Clostridium difficile, le E. Coli,  et le virus de la grippe A H1N1 sont sensibles au cuivre.

Le fardeau des infections nosocomiales

En France, 1 patient sur 20 attrape contracte une infection lors de son séjour à l’hôpital (infection nosocomiale). Il s’agit au total de 750 000 cas d’infections nosocomiales par an. Dans l’Union Européenne, les maladies nosocomiales tuent 37.000 personnes par an.

Source: CyberBTP

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jan 06

Des chercheurs de l’Université Guelph en Ontario ont démontré que chaque patient supplémentaire qui partagera votre chambre d’hôpital augmentera vos risques de faire une infection nosocomiale de 10%. Le risque sera donc aussi accru si vous êtes hospitalisé pour une longue période car vos partenaires de chambre changeront fréquemment.

On avait déjà montré que le risque d‘infection nosocomiale était supérieur dans les chambres avec plusieurs lits.

Plus précisément les  auteurs de l’étude ont montré que l’augmentation de risque d’infection par le Clostridium difficile était de 11% par compagnon de chambre et de 10% pour les infections à staphylocoque aureus et entérocoque toujours pour chaque compagnon de chambre additionnel.

Les auteurs de l’étude concluent que le coût supplémentaire engendré par la construction de chambres individuelles seraient compensé par les économies reliées à la baisse du taux d‘infections nosocomiales.

À titre d’information, on a évalué qu’au Canada, le coût engendré par la colonisation  d’un patient  le SARM, porteur de la bactérie mais sans symptôme, était de 1360$. Pour un patient avec des symptômes d’infection par le SARM le coût est évalué à 14 360$.

La question qui demeure, la prochaine fois que vous serez hospitalisé est-ce que l’on devra vous informer que votre risque d‘infection nosocomiale sera de 30% supérieur si vous partagez votre chambre avec trois autres personnes? Et devrait-on vous informer si une de ces personnes est porteuse d’une infection nosocomiale? Quel est  votre avis?

Source: American Journal of Infection Control.

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jan 05

Syntiron, une compagnie pharmaceutique américaine, a annoncé en décembre 2009 un accord avec la compagnie Sanofi-Aventis pour une licence mondiale concernant l’exploitation de son vaccin humain. Les staphylocoques aureus résistants à la méthicilline (ou SARM) est une infectiion acquise à l’hôpital (ou infection nosocomiale) importante qui cause 18 000 décès par année aux États-Unis et 500 000 hospitalisations,, pour un coût total de 3.4 milliards de dollars au système de santé américain à chaque année.

Syntiron est une compagnie de biotechnologie privée localisée à St. Paul, au Minnesota. Sa mission est la prévention et le traitement des maladies humaines causées par des infections bactériennes.

Syntiron possède les droits de licences pour la commercialisation d’applications humaines de la technologie Epitopix® qui est déjà utilisé pour la production de vaccins chez les animaux. Ces vaccins se sont avérés sécuritaires et efficaces contre une variété d’infections bactériennes chez les animaux. Ils sont approuvées et utilisés chez les bovins pour la prévention des infections à Salmonella et E. coli.

Source: Syntiron

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août 20

L’hôpital l’Enfant-Jésus à Québec est aux prises avec une nouvelle bactérie qui cause des infections nosocomiales. L’Acinetobacter baumannii est retrouvée chez les militaires qui reviennent de la guerre en Afghanistan.

Actuellement 3 soldats,  placés en isolement, ont probablement été infectés par cette bactérie dans un hôpital de Kandahar. Il sont été blessés en Afghanistan et sont de retour au Québec depuis vendredi passé.

Il s’agit d’une bactérie acquise en milieu hospitalier, autrement dit d’une infection nosocomiale. Les contacts étroits, c’est-à-dire deux patients qui se sont approchés près de ces 3 soldats ont aussi été isolés par mesure de précaution.

Il ne s’agit pas des premiers cas de cette nouvelle infection nosocomiale car une vingtaine de soldats  ont déjà rapporté  l’Acinetobacter baumannii dans les hôpitaux de Québec depuis 2007. Cette bactérie n’affecte que les soldats qui ont des plaies et qui sont hospitalisés.

L’Acinetobacter baumannii est connue depuis 1900 mais qui n’est rapportée dans les hôpitaux du Québec que depuis la guerre en Afghanistan. Parmi les 5 soldats hospitalisés, un seul a souffert de pneumonie.  Les autres sont porteurs de la bactérie, c’est-à-dire qu’ils ont la bactérie sans avoir de symptôme. Ce n’est qu’une fois transférés à l’hôpital de l’Enfant-Jésus  que les tests ont démontré la présence de l’Acinetobacter baumanii chez les soldats.

Cette bactérie est très résistante et très peu d’antibiotiques peuvent en venir à bout. Jusqu’à trois mois sont parfois nécessaires pour la combattre. Habituellement quand les plaies guérissent la bactérie disparaît.

De nombreux hôpitaux aux États-Unis sont aux prises avec cette bactérie. Ces bactéries ressemblent un peu au Staphyloccocus aureus résistant à la méthicilline (SARM) et au Clostridium difficile.

Où retrouve-t-on l’Acinetobacter baumanii?

L’Acinetobacter baumanii est une bactérie qui vit au niveau de la flore cutanée de 25% des personnes, dans le tube digestif et la gorge. Elle ne cause alors aucun symptôme et l’individu est dit «porteur sain». Par contre, cet individu peut contaminer son environnement. Elle peut aussi se retrouver chez le patient infecté. De plus, l’Acinetobacter baumanii est présente dans l’environnement des personnes infectées ou porteuses. Elle peut survivre jusqu’à 8 jours sur les surfaces sèches. Elle peut être particulièrement difficile à éliminer de l’environnement dans un hôpital.

Quel est le mode de transmission de  l’Acinetobacter baumanii?

L’Acinetobacter baumanii se transmet principalement par les mains qui ont été contaminées après avoir touché un patient infecté ou un environnement infecté.

Quels sont les symptômes d’une infection par la bactérie Acinetobacter baumanii?

Il faut se rappeler que la majorité des personnes qui vivent avec L’Acinetobacter baumanii sont des porteurs sains et donc par défénition n’ont pas de symptômes. Les symptômes d’une infection par la bactérie Acinetobacter baumanii ne sont pas spécifiques à la bactérie elle-même. La bactérie puet causer des infections de plaies, des infections pulmonaires, des  infections urinaires etc. Les symptômes dépendent donc du site de l’infection.

Références: lcn.canoe.ca et securitesoins.fr

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