Le chikungunya est une maladie qui sévit en Afrique, en Asie du Sud-Est, dans le sud de l’Inde et au Pakistan pendant la saison des pluies.
L’Institut de Veille Sanitaire vient de mettre à jour ses résultats de surveillance de la chikungunya pour le territoire français.
Sur l’Île de la Réunion, ce sont des épisodes de cas groupés autochtones de chikungunya qui sont recensés, alors que le virus en était quasiment absent depuis 2006. Seul un foyer de 4 cas confirmés et 1 cas probable avait été identifié à la Réunion en août 2009 à Saint- Gilles, pendant l’hiver austral. En revanche, entre 2005 et 2006, le chikungunya avait touché près de 300.000 personnes à La Réunion, soit 38 % de la population, entraînant alors près de 2.200 hospitalisations et 250 décès.
Au 14 avril, 25 cas ont été confirmés et 7 cas probables ont été identifiés. Le regroupement géographique et temporel des cas confirme l’existence d’une circulation active et autochtone du virus dans la zone de Plateau-Caillou (commune de Saint-Paul). Les autres cas résident dans des localités proches (Saint-Gilles, La Plaine Saint-Paul, Salines-les-Bains, Salines-les-Hauts) et 1 cas à Salazie, plus à l’est.
Les autres cas résident
dans des localités proches (Saint-Gilles, La Plaine
Saint-Paul, Salines-les-Bains, Salines-les-Hauts) et
1 cas à Salazie, plus à l’est
Qu’est-ce que le chikungunya?
Le chikungunya est une maladie virale qui provoque habituellement de la fièvre et des douleurs articulaires de type arthritique. Il se transmet aux humains par la piqûre d’un moustique infecté.
Quelle est la cause du chikungunya?
Le chikungunya est causé par un virus le plus souvent transmis par les moustiques Aedes aegypti et, plus récemment, Aedes albopictus.
Quels sont les symptômes du chikungunya?
- Les symptômes peuvent prendre jusqu’à 12 jours avant de se manifester, mais, dans la plupart des cas, ils débutent de 3 à 7 jours après l’infection par une fièvre d’apparition brutale.
- Ils comprennent habituellement de la fièvre, des douleurs articulaires, de la fatigue, des maux de tête, des nausées, des vomissements, des douleurs musculaires et une éruption cutanée.
- La plupart des personnes infectées se rétablissent après quelques jours, mais, dans certains cas, les douleurs articulaires peuvent persister pendant des semaines ou des mois.
- Des complications gastro-intestinales, oculaires, neurologiques ou cardiaques ont parfois été signalées.
- Une phase chronique, caractérisée par des douleurs articulaires qui peuvent entraîner une restriction de certaines activités, peut survenir, mais elle est habituellement observée seulement chez les personnes à risque de complications.
Comment le chikungunya se transmet-il?
- Le chikungunya se transmet par la piqûre d’un moustique infecté (surtout Aedes aegypti et Aedes albopictus).
- Les moustiques qui transmettent le chikungunya piquent principalement le jour, surtout à l’aube et à la brunante. Les deux espèces de moustiques piquent à l’extérieur, mais Aedes aegypti peut aussi facilement piquer à l’intérieur.
Comment prévenir le chikungunya?
Protégez-vous contre les piqûres de moustiques, en particulier dans les deux ou trois heures suivant l’aube et en début de soirée.
1. Couvrez-vous.
Portez une chemise à manches longues de couleur pâle rentrée dans un pantalon, des chaussures (évitez les sandales) et un chapeau.
2. Appliquez un insectifuge sur la peau exposée
- Les insectifuges contenant du DEET sont les plus efficaces.
- Suivez les indications du fabricant.
- Ne l’appliquez pas sur la peau irritée, des coupures ou des éraflures.
- Évitez de vaporiser l’insectifuge directement sur le visage.
- Lavez-vous les mains après l’application pour éviter tout contact avec les lèvres et les yeux.
- Il n’est pas recommandé d’utiliser des produits avec une combinaison de DEET et d’écran solaire.
- Toutefois, si vous voulez utiliser ces deux produits, appliquez d’abord l’écran solaire et laissez-le pénétrer dans la peau pendant 20 minutes environ avant d’appliquer l’insectifuge à base de DEET.
- Lavez-vous à la fin de la journée (avant d’aller au lit) pour enlever l’insectifuge.
3. Choisissez l’endroit ou vous demeurerez.
Restez dans des endroits dont toutes les ouvertures sont pourvues de moustiquaires ou dans des endroits fermés et climatisés.
4. Pour une meilleure protection, appliquez un insectifuge à base de perméthrine sur votre moustiquaire
- Les traitements à la perméthrine sont efficaces pendant un maximum de deux semaines ou six lavages.
- La perméthrine n’est pas en vente au Canada, mais les cliniques santé-voyage peuvent vous indiquer comment acheter de la perméthrine et du matériel prétraité avant ou pendant votre voyage. Vous pouvez envisager cette solution pour traiter les parcs d’enfant, les berceaux et les poussettes afin de protéger les bébés de moins de six mois.
Source: Agence de la santé publique du Canada , INVS
written by Michel
\\ tags: chikungunya, prévention des infections
Recommandations du CDC pour la prévention et le contrôle des infections causées par le virus de la grippe porcine H1N1
Les recommandations suivantes ont été traduites du CDC et sont données à titre informatif seulement. Le document original du CDC ou de votre pays ou région devrait toujours servir de référence.
Les cas suspects ou confirmés devraient être placés dans une chambre seule avec la porte fermée. Si disponible une chambre à pression négative (avec un renouvellement d’air de 6 à 12 fois à l’heure) devrait être utilisée. L’air peut être expulsé directement à l’extérieur ou être recyclé après avoir été filtré avec un filtre HEPA. Pour les succions, les bronchoscopies ou les intubations, utiliser une chambre de procédures avec pression négative.
La personne malade devrait:
* porter un masque chirurgical lorsqu’elle est à l’extérieur de sa chambre
* être encouragée à se laver fréquemment
* suivre les règles d’hygiène respiratoire
Les verres, et les autres ustensiles devraient être lavés avec de l’eau et du savon avant d’être ré utilisés par d’autres personnes. Les procédures de routine de nettoyage et de désinfection qui sont habituellement utilisées pendant la saison de l’influenza peuvent être appliquées pour contrôler l’environnement dans un cas de grippe porcine H1N1. Plus d’information peut peut être retrouvé ici http://www.cdc.gov/ncidod/dhqp/gl_environinfection.html (site en anglais)
Les pratiques de base et les précautions additionnelles gouttelettes et contact devraient être appliquées et maintenues jusqu’à 7 jours après le début des symptômes ou jusqu’à ce que les symptômes soient disparus. Insister sur l’importance de l’hygiène des mains par le lavage avec de l’eau et du savon ou par l’utilisation de gel hydro alcoolique immédiatement après avoir enlevé les gants et après tout contact avec les sécrétions respiratoires.
Les personnel qui prodigue des soins ou qui recueuille des échantillons cliniques des cas suspects ou confirmés devrait porter des gants jetables non stériles, une jaquette et une protection pour les yeux (lunettes ou écran facial) pour prévenir l’exposition des conjonctives au virus.
Masques et respirateurs: Jusqu’à ce que les recommandations soient mises à jour utiliser celles pour l’influenza pandémique disponibles ici .
Recommandations intérimaires:
* Les personnes impliquées dans des activités susceptibles de générer des aérosols ( collection de prélèvements cliniques, intubation endotrachéale, traitement de nébulisation, bronchoscopie, réanimation impliquant une intubation d’urgence pour les cas suspects ou confirmés de grippe porcine A/ H1N1 devraient porter un masque jetable N95. Un test préalable devra avoir confirmé l’étanchéité du masque pour cette personne.
* En attendant de savoir plus de détails sur le mode de transmission de ce virus, le personnel qui donne des soins directs aux cas suspects ou confirmés d’infection par le virus de la grippe aviaire A/H1N1 devrait porter un masque N95 jetable dont un test aura déjà montré l’étanchéité.
Voir aussi les recommandations du CDC pour l’utilisation des antiviraux pour les cas suspects ou confirmés de grippe porcine.
Source: OMS CDC
written by Michel
Un récent article paru dans le Virology Journal fait état de la survie du virus de la grippe aviaire H5N1 hautement pathogène dans l’environnement lorsque soumis à différentes conditions.
Effets de la température
Le virus de la grippe H5N1 perd son pouvoir infectieux après 30 minutes à 56°C, après 24 heures à 28°C mais demeure viable plus de 100 jours à 4°C.
Effets du pH
Un pH acide (1 et 3) et un pH alkalin (11 et 13) ont tué le virus après un temps de contact de 6 heures. Le virus a conservé son pouvoir infectieux après 18 heures à un pH 5 et plus de 24 heures à un pH de 7 et de 9. Par contre après 24 heures à un pH 5, le virus avait perdu sa capacité d’infecter.
Effets des rayons ultraviolets (UV)
Les rayons ultraviolets n’ont pas réussi à inactiver le virus H5N1 même après un temps d’exposition de 60 minutes.
Effets des savons et détergents
Le savon (lifebuoy®), le détergent (surf excel®) et la soude caustique ont anéanti le pouvoir infectieux du virus après 5 minutes à des dilutions de 0.1, 0.2 et 0.3%. Tous les désinfectants commerciaux ont détruits le virus après avoir été utilisés aux concentrations recommandées. Les désinfectants suivants ont été utilisés: Formalin (Formaldehyde; Merck), Phenol crystals (Merck), Iodine crystals (Merck), CID 20 (CID LINES®, Belgique), Virkon®-S (Antec™ International, Royaume Uni), Zeptin 10% (Nawan laboratories, Pakistan), KEPCIDE 300 (KEPRO B.V., Hollande), et KEPCIDE 400 (KEPRO B.V., Hollande).
Rappelons qu’une autre étude récente avait identifié le degré d’humidité absolue de l’air, ou encore la quantité d’eau contenue dans l’air, comme un facteur déterminant de la survie du virus de la grippe dans l’environnement.
Source: Virology Journal
written by Michel
Pendant que certaines personnes cherchent à démasquer le supposé complot orchestré par les méchantes compagnies pharmaceutiques en complicité avec les autorités de santé publique , les enfants meurent de la rougeole. Le plus importante éclosion de rougeole depuis 10 ans a lieu actuellement au Burkina Faso. Considéré comme la cause principale de décès chez les enfants par l’Organisaiton mondiale de la santé, la rougeole est une maladie évitable par la vaccination qui se transmet par la toux et les éternuements.
Selon les autoritées sanitaires du Burkina Faso plus de 19 000 infections par la rougeole ont été rapportées avec 150 décès. C’est au moins 10 fois plus d’infections que pendant n’importe quelle année depuis 1997. L’éclosion actuelle de rougeole est particulière car dans le reste du monde cette maladie est en régression. En 2007, l’OMS a estimé qu’environ 197 000 enfants sont décédées à cause de la rougeole dans le monde, une baisse de 74% comparé à l’an 2000. Les enfants qui ne sont pas vaccinées augmentent le risque d’une épidémie. Un regroupement de plusieurs organismes internationaux ( The Measles Initiative) formé en 2001 essaie de combattre la rougeole et ses complications en favorisant la vaccination et l’éducation dans 47 pays du monde, incluant le Burkina Faso. Malgré la dernière campagne de vaccination massive d’enfants en 2007 au Burkina Faso,qui a permis de vacciner 3 millions d’enfants, des enfants ne sont toujours pas vaccinés ce qui augmente les risque d’éclosion. Les pays qui n’ont pas réussi à vacciner plus de 80% de leur population peuvent s’attendre à des épidémies répétées tandis que ceux qui ont vacciné plus de 95% de leur population ( comme la Finlande) n’ont pas rapporté d’éclosion au cours des dernières années. Le Burkina Faso a un urgent besoin de campagne vaccination de masse contre la rougeole. On prévoit vacciner les individus les plus vulnérables car le Burkina Faso n’a pas suffisamment de vaccins pour vacciner l’ensemble de sa population. Le groupe « The Measles Initiative» estime que 11 millions de décès dus à la rougeole ont pu être évités pendant la période 2000-2007 grâce aux campagnes d’éducation et de vaccination massive.
Source: ProMed
written by Michel
Avec son dernier film «Silence on vaccine» Lina Moreco, persiste et signe en exploitant un thème qui lui est cher, celui du conflit avec l’autorité. Cette fois c’est l’autorité médicale et scientifique qui est remise cause. Dommage que ce sujet prometteur n’ait été abordé qu’à coup de sous-entendus et de raccourcis de raisonnement logique. Sans doute parce que c’est une réalisatrice et non une scientifique, on ne lui en tiendra pas rigueur. Pour voir les faits tels qu’ils sont, il faut être prêt à oublier ses propres peurs et savoir écouter. Dommage que la simple vérité et les faits ne puissent se transformer en succès de box-office aussi facilement que les doutes de scandales et les soupçons à saveur paranoïde. Pourtant les études scientifiques et les faits sont là, n’attendant qu’un bon communicateur pour être vulgarisés au grand public. De toute évidence, ce ne sera pas Mme Moreco.
Vaccin contre la rougeole et autisme.
Les faits c’est qu’en 2007, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace. Les pays, comme la Grande-Bretagne qui ont connu une diminution de leur couverture vaccinale contre la rougeole ont connu par la suite une recrudescence des éclosions de rougeole et de complications reliées. Tout ceci, le plus souvent suite à un article qui avait été publié par le Dr Wakefield et qui avait soulevé l’hypothèse que le vaccin contre la rougeole soit la cause de cas d’autisme. Plusieurs études plus tard, après que le Dr Wakefield ait été sévèrement réprimandé et accusé d’avoir faussé son étude, et après que d’autres scientifiques dans le monde ait essayé mais en vain de répéter son expérience, la communauté scientifique est unanime: aucun lien entre l’administration du vaccin contre la rougeole et l’autisme n’a été démontré. Plus encore, on a prouvé à plusieurs reprises et avec des études infiniment plus crédibles que celle du Dr Wakefield, que le vaccin contre la rougeole n’augmentait pas le risque d’autisme. D’ailleurs dans les pays ou la couverture vaccinale contre la rougeole a diminué, les cas de rougeole ont augmenté de même que les cas d’autisme. Le Dr Wakefield et ses collègues ont été accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins). De plus, Le Dr Wakefield a violé les règles élémentaires de l’éthique médicale notamment pour ne pas avoir révélé qu’il avait reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l’étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins. En mai 2005, dix des co-auteurs de l’article original ont retiré leur support pour les conclusions de l’étude. Les éditeurs de la revue «The Lancet» ont aussi annoncé qu’ils retiraient leur appui à l’article. Le Dr Wakefiel aurait présenté une demande pour un brevet pour un substitut au vaccin contre la rougeole, et pour un traitement pour les effets adverses supposément associés au vaccin. De plus, Stephen Bustin, un expert mondial en PCR, a certifié que le laboratore où Wakefiel a fait son étude était contaminé par le virus de la rougeole. Par conséquent le PCR utilisé par le Dr Wakefield détectait cette contamination et non le virus présent dans l’intestin. Finalement, ce que le Dr Wakefield a réussi à prouver, c’est les doutes même lorsque non fondés sont des adversaires redoutables à la vérité scientifique.
Des études revues par des comités indépendants, tels que ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation, de même que deux rapports de l’Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu’il n’y avait pas de lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.
Vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.
Un autre fait, bien réel et prouvé scientifiquement, est que le vaccin contre l’hépatite B ne donne pas la sclérose en plaques. La controverse vient de la France où pendant quelques années un de leurs 3 programmes de vaccination a été suspendu à cause d’une supposition voulant que le vaccin contre l’hépatite B soit une cause de la sclérose en plaques. Tous les autres pays du monde qui avaient des programmes de vaccination contre l’hépatite B ont maintenu leurs programmes. Même la France a fini par reprendre son ancien programme. Les faits c’est aussi que 2 milliards de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l’hépatite B, 350 millions vivent avec une atteinte chronique au foie et environ 600 000 en meurent chaque année. Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH et pourtant ont craint le vaccin contre l’hépatite B au point de le refuser. Combien de personnes meurent chaque année de la sclérose en plaques secondaire au vaccin contre l‘hépatite B? Zéro.
Thimérosal et maladies neurologiques.
Le thimérosal est un dérivé du mercure et le mercure est toxique pour le système nerveux. Par contre, le thimérosal se transforme en éthylmercure dans le corps, une forme de mercure qui n’est pas toxique, contrairement au méthylmercure qu’on retrouve dans certains poissons, comme le thon. Le mercure est éliminé par l’organisme en quelques jours. Il n’en a pas fallu plus pour que certaines personnes attribuent certaines pathologies neurologiques dont sont victimes certains enfants aux vaccins.
Un autre fait est que les enfants qui sont vaccinés ne sont pas intoxiqués avec du thimérosal. Pourquoi? Tout d’abord parce qu’au Québec, comme dans plusieurs pays dans le monde, le mercure a été supprimé en 1996 de tous les vaccins administrés aux enfants, à l’exception de celui contre la grippe. De plus plusieurs études ont montré que le thimérosal n’était pas associé à l’autisme ou à d’autres troubles du système nerveux. le thimérosal a été retiré des vaccins non pas parce que les scientifiques étaient inquiets mais pour permettre de garder la confiance du public.
En conclusion, rien de neuf dans la controverse qui oppose tenants de la thèse de la conspiration et de l’obscurantisme malveillant et corrompu aux adeptes de la vérité. Qui a déjà dit que les vaccins n’avaient aucun effet secondaire? Il faut garder la tête froide et soigneusement soupeser les avantages et les risques d’être vacciné. L’enjeu est important, il s’agit de vies humaines. Parions que la sagesse populaire l’emportera.
written by Michel
\\ tags: prévention des infections, vaccin
Le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps, et par conséquent sa transmission est augmentée, lorsque la quantité d’eau présente dans l’air (humidité absolue) diminue. Ceci expliquerait pourquoi les épidémies de grippe se produisent pendant les mois les plus froids dans les pays tempérés, selon une recherche publiée lundi.
L’humidité relative est un pourcentage qui exprime la quantité d’eau présente dans l’air par rapport à la quantité totale d’eau que l’air peut contenir pour une température donnée. Plus la température baisse, moins l’air est capable de contenir de l’eau. Ainsi, même si l’humidité relative de l’air peut demeurer élevée à l’extérieur pendant l’hiver, la quantité réelle d’eau présente ou humidité relative, diminue. Lorsqu’il y a moins d’eau la survie du virus de la grippe augmente et par conséquent sa transmission.
Des études précédentes n’étaient pas parvenues à établir une forte relation entre humidité et virulence du virus de la grippe, mais ces recherches ne tenaient compte que de l’humidité relative, dépendant de la température, relèvent le Dr Jeffrey Shaman, un épidémiologiste du ministère de la santé de l’Etat d’Oregon (nord-ouest des Etats-Unis), l’un des co-auteurs de cette recherche.
« Les fortes corrélations entre le niveau d’humidité absolue et la survie du virus de la grippe ont été surprenantes », explique-t-il dans un communiqué.
« Quand l’humidité absolue est faible, le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps et le taux de transmission augmente », précise le médecin dont l’étude paraît dans les Annales de l’Académie Nationale américaine des Sciences (PNAS) datées du 9 février.
En 2007 des chercheurs de la faculté de médecine du Mt Sinai à New York (est) avaient testé vingt différentes combinaisons de températures et d’humidité relative pour tenter de trouver les conditions déclenchant des changements dans la transmission du virus entre des cochons d’inde et un groupe d’animaux se trouvant à proximité.
Une recherche précédente avait montré que l’humidité relative pouvait expliquer une augmentation de 36% de la survie du virus de la grippe et de 12% de sa transmission.
Le Dr Shaman et ses collègues ont testé de nouveau ces différentes combinaisons mais en utilisant une humidité absolue comme référence. Ils ont alors découvert que l’humidité absolue expliquait 90% des variations de la survie du virus de la grippe et de 50% de sa transmission.
Ces chercheurs n’ont pas été en mesure d’expliquer ce phénomène mais notent qu’un accroissement de l’humidité dans les hôpitaux devrait permettre de contenir la propagation de la grippe.
Source: AFP et Académie Nationale américaine des Sciences
written by Michel
Près de 99,5% des établissements de santé ont fourni des données en 2007. Cette année, tous les indicateurs du tableau de bord sont en nette amélioration.
Près de 85 % des établissements surveillent désormais les infections du site opératoire.
J’ai souhaité qu’une nouvelle journée « hygiène des mains » ait lieu le 5 mai prochain.
L’incidence globale des infections du site opératoire a diminué de 38 % entre 1999 et 2006.
C’est pourquoi, j’ai décidé de lancer un Plan stratégique national de prévention des infections associées aux soins (IAS).
Ce plan se structure autour de trois axes :
• renforcer l’organisation de la prévention des infections associées aux soins ; • mieux structurer les actions de prévention dans ce domaine ; • agir sur les déterminants du risque infectieux associé aux soins.
Des agences régionales de santé qui vont être créées par la loi « Hôpital-Patients-Santé-Territoire ».
Au-delà des infections nosocomiales, j’entends mettre en place dès cette année de nouveaux indicateurs, accessibles au grand public, qui permettront d’appréhender au mieux la qualité et la sécurité de notre système hospitalier.
Je présenterai dès le mois de mars prochain une dizaine d’indicateurs nationaux portant sur la qualité et la sécurité de la prise en charge dans les établissements de santé.
J’aurai le plaisir de vous en reparler en 2009, puisque l’amélioration du recueil des données nous permettra de vous donner avant la fin de l’année les résultats du tableau de bord 2008 des infections nosocomiales.
Source: Ministère de la santé et des sports
written by Michel
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