avr 12

Pendant que certaines personnes cherchent à démasquer le supposé complot orchestré par les méchantes compagnies pharmaceutiques en complicité avec les autorités de santé publique , les enfants meurent de la rougeole.  Le plus importante éclosion de rougeole depuis 10 ans a lieu actuellement au Burkina Faso. Considéré comme la cause principale de décès chez les enfants par l’Organisaiton mondiale de la santé, la rougeole est une maladie évitable par la vaccination qui se transmet par la toux et les éternuements.

Selon les autoritées sanitaires du Burkina Faso plus de 19 000 infections par la rougeole ont été rapportées avec 150 décès. C’est au moins 10 fois plus d’infections que pendant n’importe quelle année depuis 1997. L’éclosion actuelle de rougeole est particulière car dans le reste du monde cette maladie est en régression. En 2007, l’OMS a estimé qu’environ 197 000 enfants sont décédées à cause de la rougeole dans le monde, une baisse de 74% comparé à l’an 2000. Les enfants qui ne sont pas vaccinées augmentent le risque  d’une épidémie. Un regroupement de plusieurs organismes internationaux ( The Measles Initiative) formé en 2001 essaie de combattre la rougeole et ses complications en favorisant la vaccination et l’éducation dans 47 pays du monde, incluant le Burkina Faso. Malgré la dernière campagne de vaccination massive d’enfants en 2007 au Burkina Faso,qui a permis de vacciner 3 millions d’enfants, des enfants ne sont toujours pas vaccinés ce qui augmente les risque d’éclosion. Les pays qui n’ont pas réussi à vacciner plus de 80% de leur population peuvent s’attendre à des épidémies répétées tandis que ceux qui ont vacciné plus de 95% de leur population ( comme la Finlande) n’ont pas rapporté d’éclosion au cours des dernières années. Le Burkina Faso a un urgent besoin de campagne vaccination de masse contre la rougeole. On prévoit vacciner les individus les plus vulnérables car le Burkina Faso n’a pas suffisamment de vaccins pour vacciner l’ensemble de sa population. Le groupe « The Measles Initiative» estime que 11 millions de décès dus à la rougeole ont pu être évités pendant la période  2000-2007 grâce aux campagnes d’éducation et de vaccination massive.

Source: ProMed

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fév 26

Une nouvelle approche vaccinale à l’étude en Grande-Bretagne contre la première cause d’infections nosocomiales en Europe et en Amérique du Nord.

Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis a  annoncé aujourd’hui qu’elle soutient un essai clinique de phase II d’un vaccin contre Clostridium difficile, l’une des premières causes d’infection nosocomiale en Europe et en Amérique du Nord.

L’étude en cours en Grande-Bretagne porte sur la sécurité et l’efficacité du vaccin candidat contre C. difficile de sanofi pasteur. L’indication principale du vaccin est la prévention des infections à C. difficile (ICD), mais cette étude réalisée chez des patients infectés vise à fournir la preuve du concept de l’approche vaccinale.
« On traite les infections à C. difficile (ICD) avec l’un des deux antibiotiques auxquels la bactérie est sensible. Il est vraiment nécessaire de trouver de nouvelles approches ne faisant pas appel aux antibiotiques, puisque c’est l’altération de la flore microbienne intestinale consécutive à l’utilisation des antibiotiques qui, au départ, déclenche l’infection.

De plus, on redoute l’émergence de résistances, aussi bien chez C. difficile que chez les autres bactéries. Associée à une utilisation plus rationnelle des antibiotiques et au respect des mesures de prévention, la vaccination pourrait s’avérer très efficace pour combattre les pathologies intestinales causées par C. difficile » a déclaré Barry Cookson, Directeur du Laboratoire des infections nosocomiales, Centre de lutte contre les infections à la Health Protection Agency et principal investigateur de l’étude.

Pour son vaccin candidat, sanofi pasteur a utilisé une approche fondée sur l’utilisation d’une anatoxine, comme pour d’autres vaccins déjà ommercialisés, par exemple les vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Ce vaccin candidat a franchi avec succès les essais cliniques de phase I, qui ont porté sur plus de 200 sujets, visant à démontrer sa sécurité et son immunogénicité. L’incidence des infections à C. difficile a augmenté de façon significative durant ces dernières années, aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Selon les estimations, le coût des traitements associés aux infections à C. difficile dans ces deux parties du monde s’élèverait à plus de 7 milliards de dollars (près de 5,5 milliards d’euros) par an. L’émergence de la fameuse souche virulente de C. difficile en 2002 est venue rappeler la nécessité de s’attaquer aux infections à infections à C. difficile.

L’essai de phase IIb implique près de 600 participants atteints d’ infections à C. difficile aiguë, suivis dans une trentaine de centres sur l’ensemble du territoire britannique. Les participants seront répartis par randomisation en 4 groupes. Trois groupes recevront le vaccin, le quatrième groupe recevra un vaccin placebo. Tous les participants recevront également un traitement antibiotique standard.

C. difficile est une bactérie anaérobique qui forme des spores ; elle est présente de façon asymptomatique chez près de 60% des nourrissons, mais seulement chez 3% des adultes en bonne santé. Elle fait partie de la famille des Clostridium, qui comprend aussi C. tetanus (tétanos) et C. botulinum (botulisme). C. difficile synthétise deux toxines puissantes, les toxines A et B. Si un patient ingère des spores de C. difficile alors que sa flore bactérienne intestinale naturelle est altérée, généralement suite à un traitement antibiotique, la bactérie peut se multiplier et sécréter les deux toxines, qui sont à l’origine de pathologies gastro-intestinales connues sous le nom  d’infections à C. difficile.

Les infections nosocomiales à C. difficile représentent un problème de plus en plus préoccupant dans de nombreux pays industrialisés, notamment aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. On estime à 500 000 le nombre de cas annuels d’infections à C. difficile rien qu’aux Etats-Unis avec un coût de 3,2 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) pour les systèmes de santé. Pour l’Union européenne, dont la population se situe autour de 460 millions d’habitants, on estime les coûts en soins de santé à près de 4,4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) par an. Pour plus d’information, consulter la page C.Difficile auprès de la UK Health Protection Agency.

A propos de sanofi-aventis Sanofi-aventis est un leader mondial de l’industrie pharmaceutique qui recherche, développe et diffuse des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie de chacun. Le Groupe est coté en bourse à Paris (EURONEXT : SAN) et à New York (NYSE : SNY). Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis, a mis à disposition plus de 1,6 milliard de doses de vaccins en 2008, permettant de vacciner plus de 500 millions de personnes dans le monde. Sanofi Pasteur est un leader mondial avec la plus large gamme de vaccins contre 20 maladies infectieuses. L’expérience de sanofi pasteur dans le domaine des vaccins remonte à plus d’un siècle. C’est aujourd’hui la plus importante société entièrement dédiée au vaccin, qui investit plus d’un million d’euros par jour en recherche et développement. Pour plus d’information, consulter le site : www.sanofipasteur.com <http://www.sanofipasteur.com>

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fév 23

Selon des chercheurs au Québec le risque de faire un premier infarctus du myocarde diminue 2 ans après avoir recu le vaccin contre le pneumocoque. Il s’agit d’une étuse cas-témoins chez des patients présentant un risque d’infartus du myocarde. Les patients avaient au moins un des facteurs suivants:

  • hypertension
  • diabète
  • une dyslipidémie pour les hommes de plus de 45 ans et les femmes de plus de 55 ans.

On a comparé les patients qui ont fait un infarctus pendant la période d’observation avec ceux qui présentaient aussi des facteurs de risques mais qui n’avaient pas fait d’infarctus. L’étude s’est étendue de 1997 à 2003 et les chercheurs ont admis 999 cas et 3996 témoins.

L’analyse comparative a montré que les patients qui avaient fait un infarctus étaient 2 fois moins nombreux dans le groupe qui avaient été vaccinés contre le pneumocoque que dans le groupe qui ne l’avaient pas été. L’effet protectuer n’était pas observé si la perosnne avait été vaccinée il y a moins de 1 an. Par contre si une période d’aumoins 2 ans s’était écoulée le risque relatif était de 0.33,  soit 67% moins d’infarctus dans le groupe vacciné.

Selon une hypothèse, les anticorps dirigés contre le Streptocoque pneumoniae empècheraient la capture des LDL oxydés par les macrophages interrompant ainsi le processus de l’arthérosclérose à une étape précoce.

On avait déjà observé chez les animaux que la vaccination contre le pneumocoque réduisait les lésions d’arthérosclérose. De plus, on a déjà observé qu’une infection aigue à pneomocoque augmente le risque d’événement vasculaire.

Le professeur Mohammad Madjid de Houston au Texas, a ajouté que les infections des voies respiratoires comme les pneumonies et la grippe sont des déclencheurs connus des événements cardiovasculaires dont l’infarctus et la mort subite.

Source: CMAJ

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fév 20

Historique

Le 28 février 1998 le Dr AJ Wakefield, un gastroentérologue, et son équipe publiait dans une prestigieuse revue médicale les résultats de ses recherches sur une série d’enfants qui présentaient une maladie chronique de l’intestin, nommée l’entérocolite chronique et des problèmes de régression de leurs comportements.

Il s’agit d’un groupe de 12 enfants âgés de 3 à 10 ans (âge moyen de 6 ans)  qui avaient été référés  en gastroentérologie pour des problèmes de diarrhée et de douleurs abdominales. Ces enfants avaient aussi présenté une perte de leurs habilités développementales déjà acquises, incluant le langage.

Après investigation, on a noté que le début des symptômes comportementaux était associé, selon les parents, à l’administration du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons pour 8 des ces enfants, y compris une rougeole pour un enfant et une otite moyenne pour un autre. Tous les 12 enfants avaient des anomalies intestinales variant d’hyperplasie lymphoïde nodulaire à des ulcérations. Des échantillons histologiques avaient montré des plaques d’inflammation chronique dans le gros intestin de 11 enfants et de l’hyperplasie  lymphoïde chez  7 enfants mais aucun granulome. Les problèmes de comportement incluaient l’autisme chez 9 enfants, une psychose (1) et une possible encéphalite virale ou post vaccinale. Aucune anomalie neurologique n’avait été détectée et les tests de résonance magnétique  et d’électroencéphalographie étaient normaux.

Le Dr Wakefield concluait que la maladie gastro-intestinale et les régressions développementales, chez un groupe d’enfants auparavant normaux, étaient associés dans le temps avec un possible déclencheur environnemental comme par exemple l’administration du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (MMR ou RRO).

Le 23 février 2002, « The Lancet » publiait un éditorial disant que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons était sécuritaire et qu’il n’y avait aucune preuve scientifique suggérant que le vaccin RRO puisse causer une maladie de l’intestin ou de l’autisme. De plus, le professeur John Walker-Smith, un des auteurs principaux de l’article original avec le Dr Wakefield, sortait de son silence pour dire qu’il jugeait le vaccin RRO sécuritaire et recommandait son utilisation. Il demandait aussi une étude indépendante pour préciser les causes des maladies intestinales et développementales observées dans ce petit groupe de patients.

Études et controverses.

Il s’en suivit une controverse dans plusieurs pays et plusieurs parents inquiets  décidèrent de refuser que leur enfant reçoive le vaccin contre la rougeole. Par conséquent, une diminution de la couverture vaccinale contre la rougeole dans plusieurs pays fut observée. Par exemple, en Angleterre, la couverture vaccinale contre la rougeole est passée de plus de 90% en 1998 à moins de 80% en 2008. Les cas d’infection par le virus de la rougeole passèrent de 50 en 1998 à plus de 1300 en 2008 dont 3 décès pour cette seule année.

Dans le but de répondre à l’inquiétude de la population et de vérifier les hypothèses du Dr Wakefield, plusieurs études cherchant à trouver une relation possible entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme furent entreprises dans le monde.

Une de ces études, menée par le professeur John O’Leary a été publiée dans la revue  Molecular Biology. Lors de cette étude, on a retrouvé des fragments du génome du virus de la rougeole chez 75 enfants dans un groupe de 91 enfants avec des maladies hyperplasiques lymphonodulaires de l’intestin, une entérocolite ou des troubles de l’apprentissage comparé à 5 chez un groupe contrôle de 70 enfants. Mais, le plus important, est que cette recherche n’appuie pas l’hypothèse du lien entre le vaccin RRO ou MMR car il ne refermait aucun donnée concernant la séquence génétique spécifique aux virus contenus dans le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.

Une autre étude menée au Royaume-Uni de 1979 à 1992 avec 498 enfants autistiques a montré que bien que les cas d’autismes augmentaient selon l’année de naissance, aucune augmentation n’a été reliée à l’année d’introduction du vaccin contre la rougeole sur le marché, soit en 1987. De plus, il n’y a pas eu d’augmentation des cas d’autismes dans les groupes d’enfants vaccinés ou non vaccinés avec le RRO ou le MMR, et ce même si on augmentait la période d’observation ou l’on considérait la deuxième dose de RRO ou MMR. Il n’y avait pas plus d’enfants vaccinés dans le groupe des enfants autistiques.

Toujours au Royaume-Uni, Des chercheurs ont fouillés la base de données du« General Practice Research » pour plus de 3 millions personnes-années. Ils n’ont noté une augmentation des cas d’autisme malgré une stabilité du taux de vaccination contre la rougeole.

Lors d’une autre étude en Californie, des chercheurs ont trouvé que   les taux d’incidence de l’autisme n’étaient pas corrélés aux taux de vaccination contre la rougeole.

Au Canada, des chercheurs ont estimé la prévalence des troubles d’apprentissage chez 27 749 enfants dans 55 écoles. L’augmentation des taux d’autisme était corrélé avec une diminution des taux de couverture vaccinale contre la rougeole.

En Angleterre des chercheurs ont étudié 262 enfants autistiques et démontré que la date à laquelle les parents avaient commencé à noter des problèmes de troubles d’apprentissage était la même pour les enfants vaccinés et les enfants non vaccinés contre la rougeole. Aussi, aucune association entre les symptômes  intestinaux et l’autisme n’a été observée.

À Londres, lors  de l’analyse d’un groupe de 473 enfants autistiques on a utilisé le fait que le vaccin avait été introduit en 1987 pour comparer deux groupes d’enfants, ceux vaccinés et ceux non vaccinés contre la rougeole. Aucune différence n’a été observée dans les 2 cohortes quant à l’incidence des retards de développement. Le fait d’être vacciné ou non contre la rougeole n’augmentait pas le risque d’être autistique. De  plus, les enfants autistiques vaccinés n’avaient pas plus de symptômes intestinaux que les enfants autistiques non vaccinés.

Quatre études rétrospectives ont aussi tenté d’élucider la relation entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.

Au Royaume-Uni, 71 enfants autistiques vaccinés ont été comparés à un groupe de 284 enfants vaccinés non autistiques. Les auteurs on conclu qu’il n’y avait pas plus de  consultation pour autisme pendant les 6 mois suivant la vaccination avec le RRO. Ceci suggère que l’autisme n’est pas temporellement relié à la vaccination contre la rougeole.

En Finlande, en utilisant les registres nationaux, les chercheurs on relié les données d’hospitalisation aux données de vaccination pour 535 544 enfants vaccinés entre 1982 et 1986. Parmi les 309 enfants hospitalisés pour autisme, aucune relation temporelle avec le fait d’avoir été vacciné contre la rougeole n’a été mise en évidence.

Au Danemark, toujours en utilisant les registres nationaux de 537 303 enfants nés entre 1991 et 1998, les auteurs n’ont remarqué aucune différence entre le risque d’être autistique dans le groupe des enfants vaccinés et celui des enfants non vaccinés. Parmi les enfants autistiques aucune relation entre la date de vaccination et  l’autisme n’a été observée.

À Atlanta, les chercheurs ont comparé 624 enfants autistiques avec un groupe contrôle de 1824 enfants. Les auteurs n’ont pas réussi à mettre en évidence de différence entre les dates de vaccination dans le groupe des enfants autistiques et non autistiques. Ceci suggère que l’exposition précoce au vaccin contre la rougeole n’était pas un facteur de risque pour l’autisme.

En Finlande, les chercheurs ont mené 2 études prospectives. Ils ont identifié 31 cas de symptômes intestinaux suite à une vaccination contre la rougeole entre 1982 et 1996. Aucun de ces enfants n’a développé d’autisme. Une seconde analyse de cette cohorte n’a montré aucun cas d’autisme relié à la vaccination parmi un groupe de 1.8 million d’enfants.

Plusieurs études ont été systématiquement revues par des comités indépendants, tels que ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation. Deux rapports de l’Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu’il n’y avait pas de lien entre l’autisme et le vaccin contre la rougeole.

Des chercheurs dans le monde, parmi lesquels figurent les Drs Fombonne, Ward et De Souza de Montréal, ont également tenté de reproduire en vain les résultats biologiques obtenus par le Dr Wakefield, qui affirmait avoir retrouvé des virus de la rougeole, voire des bouts d’ARN du virus, dans les biopsies intestinales et le sang de huit enfants autistes. «Comme par hasard, il est le seul à avoir trouvé cela», rapporte le Dr Fombonne. «Étrangement, il a perdu les anticorps qu’il a utilisés pour identifier ces particules virales», ajoute le Dr Ward. Il est clair que le Dr Wakefield et ses collègues, qui sont accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins) «n’ont pas fait preuve de rigueur scientifique», déclare le Dr Ward.

De plus, «il a violé les règles élémentaires de l’éthique médicale» notamment pour ne pas avoir révélé qu’ils avaient reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l’étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins, ajoute le Dr Fombonne, qui rappelle par ailleurs l’effet extrêmement négatif qu’a eu la publication du Dr Wakefield sur la santé publique.

Une enquête publiée dans le Sunday Times affirmait récemment que le Dr Wakefield avait manipulé les données. Suite à l’examen des dossiers médicaux des  patients , on s’était aperçu que contrairement à ce qui avait été dit, 7 des huits enfants chez qui il avait rapporté des troubles d’apprentissage avait déjà consulté pour des symptômes avant leur vaccination contre la rougeole. Des pathologistes de l’hôpital qui ont revu les prélèvements que le Dr Wakefield avait faits, ont conclu que dans la majorité des cas les prélèvements étaient normaux, contrairement aux affirmations du dr Wakefield à l’époque. D’autres ont même affirmé que le Dr Wakefield

En 2004, la proportion d’enfants vaccinés contre le RRO a grandement diminué en Angleterre, n’atteignant plus que 81 %.En Irlande, où il n’y avait plus que 74 % des enfants qui étaient vaccinés, 110 ont été admis à l’hôpital dans un état critique et trois sont morts». Les faits c’est que même en 2007, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace.

Les opposants à la vaccination existeront toujours. Il s’agit d’une controverse émotive sans aucune base scientifique crédible. Plusieurs des opposants à la vaccination en profitent pour exploiter la vulnérabilité des victimes de l’autisme. En fait, ils font souvent exactement ce qu’ils reprochent à la médecine traditionnelle et aux compagnies pharmaceutiques: soit d’être biaisés et de manipuler l’opinion des personnes victimes de l’autisme à leurs    buts personnels.  D’autres encore, en ont profité pour faire un film tel que « Silence on vaccine ».

En février 2009, la cour fédérale des États-Unis a rejeté 3 demandes de familles qui voulaient être indemnisées car leur enfant avait été victime d’autisme suite ;a la vaccination. Le motif du rejet était principalement basé sur le manque de crédibilité des témoins des demandeurs.

L’autisme est un drame, non seulement pour les familles éprouvées mais pour toute la société. Combien de millions de dollars devront être encore dépensés avant que nous puissions investir dans la recherche des vraies causes de cette terrible maladie et enfin étudier tous les traitements possibles. Combien d’enfants dans le monde devront payer de leur vie, la manipulation de certaines personnes sans scrupules. En 2007 seulement, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure (ou une aux 3 minutes) alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace. Alors la question qu’il faut répondre  n’est pas » le vaccin contre la rougeole est-il sécuritaire? » mais « combien de personnes sont mortes de la rougeole pendant que les chercheurs cherchaient à rassurer la population ou encore pendant que vous lisiez cet article? ».  Pour trop de personnes une goutte de doute vaut plus qu’un océan de certitude et les études scientifiques se valent toutes. Il est temps que chacun analyse les faits et se fasse sa propre idée. C’est le prix à payer pour arrêter d’être victime des manipulateurs et pouvoir aider les gens à lutter contre ces terribles maladies que sont non seulement l’autisme mais aussi la rougeole.

Sources: The Sunday Times

The Lancet

Vaccine

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fév 11

Avec son dernier film «Silence on vaccine» Lina Moreco, persiste et signe en exploitant un thème qui lui est cher,  celui du conflit avec l’autorité. Cette fois c’est l’autorité médicale et scientifique qui est remise cause. Dommage que ce sujet prometteur n’ait été abordé qu’à coup de sous-entendus et de raccourcis de raisonnement logique. Sans doute parce que c’est une réalisatrice et non une scientifique, on ne lui en tiendra pas rigueur. Pour voir les faits tels qu’ils sont, il faut être prêt à oublier ses propres peurs et savoir écouter. Dommage que la simple vérité et les faits ne puissent se transformer en succès de box-office aussi facilement que les doutes de scandales et les soupçons à saveur paranoïde. Pourtant les études scientifiques et les faits sont là,  n’attendant qu’un bon communicateur pour être vulgarisés au grand public. De toute évidence, ce ne sera pas Mme Moreco.

Vaccin contre la rougeole et autisme.

Les faits c’est qu’en 2007, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace. Les pays, comme la Grande-Bretagne qui ont connu une diminution de leur couverture vaccinale contre la rougeole ont connu par la suite une recrudescence des éclosions de rougeole et de complications reliées. Tout ceci, le plus souvent suite à un article qui avait été publié par le Dr Wakefield et qui avait soulevé l’hypothèse que le vaccin contre la rougeole soit la cause de cas d’autisme. Plusieurs études plus tard, après que le Dr Wakefield ait été sévèrement réprimandé et accusé d’avoir faussé son étude, et après que d’autres scientifiques dans le monde ait essayé mais en vain de répéter son expérience, la communauté scientifique est unanime: aucun lien entre l’administration du vaccin contre la rougeole et l’autisme n’a été démontré. Plus encore, on a prouvé à plusieurs reprises et avec des études infiniment plus crédibles que celle du Dr Wakefield, que le vaccin contre la rougeole n’augmentait pas le risque d’autisme. D’ailleurs dans les pays ou la couverture vaccinale contre la rougeole a diminué, les cas de rougeole ont augmenté de même que les cas d’autisme. Le Dr Wakefield et ses collègues ont été accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins). De plus,  Le Dr Wakefield a violé les règles élémentaires de l’éthique médicale  notamment pour ne pas avoir révélé qu’il avait reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l’étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins. En mai 2005, dix des co-auteurs de l’article original ont retiré leur support pour les conclusions de l’étude.  Les éditeurs de la revue «The Lancet» ont aussi annoncé qu’ils retiraient leur appui à l’article. Le Dr Wakefiel aurait présenté une demande pour un brevet pour un substitut au vaccin contre la rougeole, et pour un traitement pour les effets adverses supposément associés au vaccin. De plus, Stephen Bustin, un expert mondial en PCR, a certifié que le laboratore où Wakefiel a fait son étude était contaminé par le virus de la rougeole. Par conséquent le PCR utilisé par le Dr Wakefield détectait cette contamination et non le virus présent dans l’intestin. Finalement, ce que le Dr Wakefield a réussi à prouver, c’est les doutes même lorsque non fondés sont des adversaires redoutables à la vérité scientifique.

Des études revues par des comités indépendants, tels que ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation, de même que deux rapports de l’Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu’il n’y avait pas de lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.

Vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

Un autre fait, bien réel et prouvé scientifiquement, est que le vaccin contre l’hépatite B ne donne pas la sclérose en plaques. La controverse vient de la France où pendant quelques années un de leurs 3 programmes de vaccination a été suspendu à cause d’une supposition voulant que le vaccin contre l’hépatite B soit une cause de la sclérose en plaques. Tous les autres pays du monde qui avaient des programmes de vaccination contre l’hépatite B ont maintenu leurs programmes. Même la France a fini par reprendre son ancien programme. Les faits c’est aussi que 2 milliards de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l’hépatite B, 350 millions vivent avec une atteinte chronique au foie et environ 600 000 en meurent chaque année. Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH et pourtant ont craint le vaccin contre l’hépatite B au point de le refuser. Combien de personnes meurent chaque année de la sclérose en plaques secondaire au vaccin contre l‘hépatite B? Zéro.

Thimérosal et maladies neurologiques.

Le thimérosal est un dérivé du mercure et le mercure est toxique pour le système nerveux. Par contre, le thimérosal se transforme en éthylmercure dans le corps, une forme de mercure qui n’est pas toxique, contrairement au méthylmercure qu’on retrouve dans certains poissons, comme le thon. Le mercure est éliminé par l’organisme en quelques jours.  Il n’en a pas fallu plus pour que certaines personnes attribuent certaines pathologies neurologiques dont sont victimes certains enfants aux vaccins.

Un autre fait est que les enfants qui sont vaccinés ne sont pas intoxiqués avec du thimérosal. Pourquoi? Tout d’abord parce qu’au Québec,  comme dans plusieurs pays dans le monde,  le mercure a été supprimé en 1996 de tous les vaccins administrés aux enfants, à l’exception de celui contre la grippe. De plus plusieurs études ont montré que le thimérosal n’était pas associé à l’autisme ou à d’autres troubles du système nerveux. le thimérosal a été retiré des vaccins non pas parce que les scientifiques étaient inquiets mais pour permettre de garder la confiance du public.

En conclusion, rien de neuf dans la controverse qui oppose tenants de la thèse de la conspiration et de l’obscurantisme malveillant et corrompu aux adeptes de la vérité. Qui a déjà dit que les vaccins n’avaient aucun effet secondaire? Il faut garder la tête froide et soigneusement soupeser les avantages et les risques d’être vacciné. L’enjeu est important, il s’agit de vies humaines. Parions que la sagesse populaire l’emportera.

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fév 10

Le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps, et par conséquent sa transmission est augmentée, lorsque la quantité d’eau présente dans l’air (humidité absolue) diminue. Ceci expliquerait pourquoi les épidémies de grippe se produisent pendant les mois les plus froids dans les pays tempérés, selon une recherche publiée lundi.

L’humidité relative est un pourcentage qui exprime la quantité d’eau présente dans l’air par rapport à la quantité totale d’eau que l’air peut contenir pour une température donnée. Plus la température baisse, moins l’air est capable de contenir de l’eau. Ainsi, même si l’humidité relative de l’air peut demeurer élevée à l’extérieur pendant l’hiver, la quantité réelle d’eau présente ou humidité relative, diminue. Lorsqu’il y a moins d’eau la survie du virus de la grippe augmente et par conséquent sa transmission.

Des études précédentes n’étaient pas parvenues à établir une forte relation entre humidité et virulence du virus de la grippe, mais ces recherches ne tenaient compte que de l’humidité relative, dépendant de la température, relèvent le Dr Jeffrey Shaman, un épidémiologiste du ministère de la santé de l’Etat d’Oregon (nord-ouest des Etats-Unis), l’un des co-auteurs de cette recherche.

« Les fortes corrélations entre le niveau d’humidité absolue et la survie du virus de la grippe ont été surprenantes », explique-t-il dans un communiqué.

« Quand l’humidité absolue est faible, le virus de la grippe saisonnière survit plus longtemps et le taux de transmission augmente », précise le médecin dont l’étude paraît dans les Annales de l’Académie Nationale américaine des Sciences (PNAS) datées du 9 février.

En 2007 des chercheurs de la faculté de médecine du Mt Sinai à New York (est) avaient testé vingt différentes combinaisons de températures et d’humidité relative pour tenter de trouver les conditions déclenchant des changements dans la transmission du virus entre des cochons d’inde et un groupe d’animaux se trouvant à proximité.

Une recherche précédente avait montré que l’humidité relative pouvait expliquer une augmentation de 36% de la survie du virus de la grippe et de 12% de sa transmission.

Le Dr Shaman et ses collègues ont testé de nouveau ces différentes combinaisons mais en utilisant une humidité absolue comme référence. Ils ont alors découvert que l’humidité absolue expliquait 90% des variations de la survie du virus de la grippe et de 50% de sa transmission.

Ces chercheurs n’ont pas été en mesure d’expliquer ce phénomène mais notent qu’un accroissement de l’humidité dans les hôpitaux devrait permettre de contenir la propagation de la grippe.

Source: AFP et Académie Nationale américaine des Sciences

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fév 04

Les infections urinaires sont une des cause les plus fréquentes de consultation chez les femmes. On a évalué que seulement aux USA elles entraînent 1 million d’hospitalisations par année. Le jus de canneberge a longtemps été reconnu pour avoir le potentiel de diminuer le risque d‘infection urinaire. Est-ce prouvé?

Les études actuelles suggèrent que la consommation de 2 verres de jus de canneberges sur une période de 12 mois pourrait réduire l’incidence d’infections urinaires chez la femme qui souffre d’infections urinaires à répétition selon Cochrane Systematic Review. Le mécanisme en cause est inconnu mais on pense que le jus de canneberge pourrait diminuer l’adhésion des bactéries E. coli à la paroi de la vessie. La bactérie E. coli est la bactérie la plus fréquemment rencontrée dans les infections urinaires. L’effet préventif chez les personnes âgées n’a pas été démontré ni chez les personnes porteuses d’un cathéter. Plusieurs personnes ont cessé la consommation des 2 verres de jus de canneberge par jour qu’elles devaient prendre, souvent pour des raisons de goût. On ne sait pas quelle quantité de jus de canneberge est efficace ni après combien de temps l’efficacité débute.

À retenir:

  • le jus a été utilisé pour prévenir les infections urinaires et non pour les traiter une fois qu’elles étaient apparues
  • il s’agissait de femmes
  • il n’y a pas d’efficacité démontrée pour prévenir les infections urinaires chez les personnes âgées
  • pas d’efficacité démontrée prévenir les infections urinaires chez les personnes porteuses de cathéter
  • il s’agit de la consommation de jus ou de canneberges et non de cocktail
  • si la personnes consomme du cocktail (un mélange de jus et d’eau sucrée) la quantité efficace sera probablement supérieure
  • la consommation de jus de canneberge sucré (ou de cocktail) peut entraîner une consommation importante de calories
  • la quantité à l’essai était de 2 verres de jus de canneberge par jour: quantité qe plusieurs personnes n’ont pu consommer de façon prolongée

Source: Jepson RG, Craig JC. Cranberries for preventing urinary tract infections. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 1. Art. No.: CD001321. DOI: 10.1002/14651858.CD001321.pub4.

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fév 03

Des recherches récentes effectuées par Milton Schiffenbauer, PhD, un professeur de biologie à l’université Pace de New York, indiquent que le jus de grenadine pur à 100% ou qu’un extrait liquide de polyphénols de grenadine ( le POMx), fait à partir de la variété Wonderful de grenadine cultivée en Californie, avait des effets antiviraux et antibactériens. Ces découvertes ont été présentées le 22 mai lors du congrès annuel de l’ « American Society for Microbiology» à Toronto sous le titre de, «L’inactivation des virus et la destruction des bactéries par le jus de grenadine».

Dans cette étude exploratoire, Schiffenbauer a mesuré les effets du jus de grenadine pur à 100% et de l’extrait liquide de POMx sur les virus bactériophage T1 et plusieurs bactéries pendant des périodes de temps variées, dans des conditions variées et avec l’addition d’autres ingrédients. Le titre du virus bactériophage T1, qui infecte la bactérie E.coli B a diminué de 100% dans les 10 minutes qui ont suivies l’addition de jus de grenadine pur à 100% ou d’extrait liquide de POMx. La recherche était financée par l’université Pace University et par POM Wonderful LLC, et a été menée en utilisant les produits de grenadine POM Wonderful.

Les deux produits on aussi été trouvés efficaces pour la destruction des bactéries Staphylococcus mutans, connues pour causer les caries, Staphylococcus aureus, la cause la plus fréquente des infections à staphylocoque, and Bacillus cereus, une cause d’empoisonnement alimentaire. Schiffenbauer a aussi démontré que le jus pur de grenadine ou l’extrait liquide de POMx inhibait la croissance du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), ce qui pourrait avoir des applications étendues dans le traitement de ces microorganismes potentiellement pathogènes.

L’addition de produits POM à plusieurs agents oraux, comme les pâtes à dents et les rince-bouches, pourrait donner à ces agents un effet antimicrobien. Ce travail suit des études antérieures du professeur Schiffenbauer qui avaient montré que le thé blanc et des extraits de thé vert avaient aussi des propriétés antimicrobiennes. Selon Schiffenbauer, la grenade a donné des résultats supérieurs aux thés.

C’est la richesse du jus de grenade en antioxydants et particulièrement en polyphénols, qui expliquerait que le jus de grenadine serait une protection efficace contre les virus de la grippe et du rhume. Les experts conseillent de boire de un à deux verres de jus par jour en mesure préventive.

La grenade est sous les feux de la rampe depuis quelques temps, pour les nombreuses propriétés médicinales qui lui sont attribuées. Elle est également efficace en prévention des maladies cardiovasculaires et de certains cancers, dont celui de la prostate.

Source: Pace University

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fév 01

Près de 99,5% des établissements de santé ont fourni des données en 2007. Cette année, tous les indicateurs du tableau de bord sont en nette amélioration.

Près de 85 % des établissements surveillent désormais les infections du site opératoire.

J’ai souhaité qu’une nouvelle journée « hygiène des mains » ait lieu le 5 mai prochain.

L’incidence globale des infections du site opératoire a diminué de 38 % entre 1999 et 2006.

C’est pourquoi, j’ai décidé de lancer un Plan stratégique national de prévention des infections associées aux soins (IAS).

Ce plan se structure autour de trois axes :

• renforcer l’organisation de la prévention des infections associées aux soins ; • mieux structurer les actions de prévention dans ce domaine ; • agir sur les déterminants du risque infectieux associé aux soins.

Des agences régionales de santé qui vont être créées par la loi « Hôpital-Patients-Santé-Territoire ».

Au-delà des infections nosocomiales, j’entends mettre en place dès cette année de nouveaux indicateurs, accessibles au grand public, qui permettront d’appréhender au mieux la qualité et la sécurité de notre système hospitalier.

Je présenterai dès le mois de mars prochain une dizaine d’indicateurs nationaux portant sur la qualité et la sécurité de la prise en charge dans les établissements de santé.

J’aurai le plaisir de vous en reparler en 2009, puisque l’amélioration du recueil des données nous permettra de vous donner avant la fin de l’année les résultats du tableau de bord 2008 des infections nosocomiales.

Source: Ministère de la santé et des sports

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jan 26

C’est un fait connu, la transmission du virus de la grippe se fait par l’intermédiaire de fines gouttelettes émises lors de la toux ou des éternuements. La transmission par contact direct, soit en touchant une personne malade et ensuite en se touchant une muqueuse comme les lèvres, le nez ou les yeux est un autre mode de transmission de la grippe qui serait même plus important que les gouttelettes. On se questionne souvent sur le rôle de la transmission indirecte. On parle de transmission indirecte lorsque le virus de la grippe est transmis par l’intermédiaire d’un objet.

Par exemple, vous ramassez un papier mouchoir que votre enfant a laissé tomber et immédiatement après avoir été le mettre à la poubelle, le téléphone sonne. Pendant que vous êtes concentré sur la conversation vous vous grattez le bord du nez. Un autre exemple pourrait être les poignées de portes. Imaginez que 1 personne sur 100 est atteinte de la grippe. Combien de personne grippées avec du virus sur les mains peuvent-elles avoir contaminé la poignée de la porte du centre d’achat? Que dire de la poignée de la porte de votre clinique médicale?

La transmission de la grippe par l’environnement a fait l’objet de quelques études. Une récente étude publiée dans le Scientific American, a montré que le virus de la grippe seul pouvait survivre jusqu’à 3 jours sur un billet de banque. S’il est accompagné de quelques sécrétions rhinopharyngées sa survie augmente jusqu’à 17 jours.

Une autre étude avait montré que la survie  du virus A et B de la grippe sur les surfaces dures, non poreuses comme l’acier inoxydable et le plastique était de 24 à 48 heures. Par contre sur du tissu ou  du papier le virus de l’influenza survivait moins de 8 à 12 heures.

Des quantités mesurables de virus de la grippe A ont été transférées à partir de surfaces en acier inoxydable aux mains après 24 heures et de tissus aux mains après 15 minutes. Le virus de a grippe a survécu 5 minutes sur les mains après avoir été transmis de ces surfaces.

En conclusion, l’environnement d’une personne qui a la grippe peut être passablement contaminé de même que les lieux publiques lorsqu’il y a une épidémie de grippe dans la population. Voilà une bonne raison de plus de se laver les main.

Sources:

I Infect Dis. 1982 Jul;146(1):47-51.

Scientific American, Dirty money: Can the flu be passed on dollar bills?

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