mai 15

Comment et où les virus de la grippe saisonnière et des pandémies de grippe se transmettent-ils?

Le virus de la grippe sort des voies respiratoires d’une personne infectée de 2 façons :

  • par expulsion du virus dans l’air lorsque la personne éternue, tousse, parle, respire ou dans le cadre de procédures médicales produisant des aérosols,
  • par transfert direct des sécrétions respiratoires à une autre personne ou surface.

Le  patient contracte le virus soit par inhalation des particules infectieuses dans l’air, soit par contact direct avec des matières infectieuses ou par autoinoculation par l’intermédiaire d’une main contaminée.

Trasmission par inhalation (gouttelettes et aérosols)

Les particules respiratoires émises par les patients sont de taille très variable. Les particules expulsées peuvent être réparties en deux catégories : les gouttelettes et les aérosols. Les gouttelettes sont des particules dont le diamètre aérodynamique moyen est supérieur à environ 100 μm et sont principalement affectées par la gravité. Leur rayon d’action pour la transmission de l’infection est très proche du point de départ : généralement moins d’un mètre. Les aérosols sont des particules inhalables dont le diamètre se situe généralement dans l’intervalle allant de 0,1 à 100 μm; elles peuvent rester dans l’air pendant une durée allant de quelques secondes à plusieurs jours.

L’endroit où les particules se déposent dans les voies respiratoires  dépend principalement de leur taille:

  • ≥ 100 μm, les gouttelettes peuvent se déposer directement sur les muqueuses, mais la probabilité qu’elles soient inhalées est faible.
  • entre 20 et 100 μm,  particules d’échelle nasopharyngienne se situe approximativement ; ces particules ont tendance à n’atteindre que les voies respiratoires supérieures.
  • entre 10 et 20 μm, particules d’échelle trachéobronchique ; elles parviennent à se déposer jusque dans la région trachéobronchique.
  • ≤ 10 μm, particules d’échelle alvéolaire, 10 μm. Ce sont les seules particules qui sont en mesure d’atteindre la région alvéolaire, mais elles peuvent se déposer n’importe où dans les voies respiratoires.

Même si le risque de contracter des pathogènes respiratoires diminue à mesure que la distance augmente, la transmission d’une infection peut se produire sur des distances supérieures à un mètre. Selon le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) des États-Unis,  la distance de référence pour la transmission « à courte portée a été allongée jusqu’à deux mètres. Il existe des données tendant à prouver que le virus de la grippe se transmet principalement dans un rayon de moins de 2 mètres. Selon les données actuelles, il est impossible de tirer une conclusion sur le risque de transmission à plus de 2 mètres.

Transmission par contact direct

Le virus de la grippe survit sur des surfaces externes pendant jusqu’à 24 heures, et sur la main, jusqu’à cinq minutes.

La transmission par contact  fait intervenir le transfert du virus soit par contact direct (par exemple lors d’un baiser) soit par contact indirect (par exemple en touchant une surface contaminée). Même si l’on n’a pu faire la preuve de la transmission par contact pour le virus de la grippe, il est probable que ce type de transmission se produit. Il est plausible que la tramisson du virus de la grippe se fasse lorsqu’un individu touche ses yeux, son nez ou sa bouche avec sa main contaminée.

Transmission du virus de la grippe pendant une pandémie.

Deux hypothèse plaident en faveur de la possibilité d’une augmentation de la transmissibilité du virus de la grippe pendant une pandémie:

  • qu’il est possible que les inoculats nécessaires pour provoquer une infection pendant une pandémie de grippe soient moins élevés, en raison de
    l’absence d’immunité préalable
  • peut-être également que les personnes infectées propagent le virus à des concentrations plus élevées ou pendant des périodes plus longues

En conclusion

Il existe des données indiquant que le virus de la grippe se transmet principalement par inhalation à courte portée plutôt que par contact direct ou indirect.

Source: Sciencepourlepublic.ca

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mai 08

Peut-on attraper la grippe en mangeant ou en préparant du porc?

Non. Le virus de la grippe porcine, ou virus A H1N1 ne se transmet pas par la nourriture. On ne peut pas attraper la grippe H1N1 en mangeant du porc ou des produits du porc. Manger de la viande de porc correctement manipulée et cuite selon les règles est sécuritaire.

Peut-on attraper la grippe en buvant de l’eau?

Lorsque les règles gestion de l’eau potable en vigueur dans la plupart des pays industrialisés sont suivies, l’eau ne pose pas de danger de transmission des virus de la grippe.

Aucune recherche n’a été effectuée spécifiquement sur l’eeficacité des processus de traitement de l’eau potable sur la survie du virus de la grippe H1N1. Cependant, des recherches récentes ont démontré que la concentration de chlore libre utilisée dans le traitement de l’eau potable est suffisante pour inactiver le virus hautement pathogène de la grippe aviaire H5N1.

Il est probable que les autres virus de la grippe comme celui de la grippe porcine A H1N1 sont aussi inactivés par la chloration de l’eau. Jusqu’à maintenant il n’y a eu aucun cas documenté de transmission de la grippe causée par une exposition à de l’eau contaminée.

Est-ce que le nouveau virus de la grippe H1N1 peut-être transmis par l’eau des piscines, des spas, des parcs aquatiques, des fontaines interactives ou d’autres formes d’utilisation récréationelle de l’eau traitée?

Les virus de la grippe infectent les voies respiratoires supérieures des humains. Il n’y a eu aucun cas documenté de transmission de la grippe associée à une exposition à l’eau. Les eaux récréationnelles traitées selon les normes en vigueur ne semblent pas représenter un risque de transmission du virus de l’influenza.

Est-ce que la grippe H1N1 peut être transmise par lors d’activités de loisirs reliées à l’eau?

Oui, les activités de loisirs reliées à l’eau ne sont pas différentes des autres activitées de groupe. On croit que le mode de transmission du virus H1N1 est le même que celui de la grippe saisonnière. Les virus de la grippe de propagent principalement de personne à personne lors de toux ou d’éternuements. Parfois les personnes peuvent devenir infectées suite à avoir touché quelque chose qui était contaminé par le virus de la grippe et ensuite en se touchant la bouche ou le nez.

Source: CDC

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mai 02

Les médias nous montrent des personnes dans d’autres pays qui se promènent dans des lieux publics avec un masque. Plusieurs personnes se demandent si c’est une bonne idée. Le port du masque par une personne en bonne santé dans les lieux publiques pour éviter d’être en contact avec le virus de l’influenza n’est habituellement pas recommandé pour plusieurs raisons:

  • Le masque porté par les professionnels de la santé dans les situations plus à risque de transmission est un masque appelé N95. Le port de ce type de masque doit être réservé aux personnes qui ont passé un test confirmant que le masque est hermétique sur leur visage. Donc même si l’on peut retrouver des masques N95 dans les quincailleries et les pharmacies, la personne qui le porte sans avoir subit un test d’étanchéité aura un faux sentiment de sécurité
  • Le masque de type chirurgical ou de procédure peut laisser entrer des gouttelettes ou des aérosols par les cotés. Les personnes qui portent un tel masque peuvent croire qu’elles sont en sécurité, alors que c’est faux.
  • Lorsqu’elle se croit en sécurité, une personne peut prendre des risques qu’elle ne prendrait pas et ainsi se contaminer. Par exemple, elle peut se tenir à moins de 2 mètres d’une personne contagieuse et ainsi augmenter ses risques d’être contaminée même si elle porte un masque.
  • Lors des manipulations de son masque (lorsqu’elle le met, l’ajuste ou encore l’enlève), une personne peut facilement contaminer son masque avec ses mains ou contaminer ses mains avec son masque souillé. Comme on sait que le virus de la grippe s’introduit dans le corps humain par un contact avec la bouche, les yeux ou la muqueuse du nez, il est facile d’imaginer qu’il ne reste qu’un pas avant que des mains contaminées introduisent le virus dans l’organisme.
  • L’utilisation de masques dans des circonstances où ils ne sont pas utiles risque d’entraîner une pénurie et les personnes qui en ont vraiment besoin pour prévenir la transmission de l’infection ne pourront s’en procurer.

En résumé le port du masque devrait être réservé aux indications reconnues par les experts. Par exemple, pour une personne malade qui tousse et qui doit consulter ou encore aller dans un lieu publique.

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avr 25

Recommandations du CDC pour la prévention et le contrôle des infections causées par le virus de la grippe porcine H1N1

Les recommandations suivantes ont été traduites du CDC et sont données à titre informatif seulement. Le document original du CDC ou de votre pays ou région devrait toujours servir de référence.

Les cas suspects ou confirmés devraient être placés dans une chambre seule avec la porte fermée. Si disponible une chambre à pression négative (avec un renouvellement d’air de 6 à 12 fois à l’heure) devrait être utilisée. L’air peut être expulsé directement à l’extérieur ou être recyclé après avoir été filtré avec un filtre HEPA. Pour les succions, les bronchoscopies ou les intubations, utiliser une chambre de procédures avec pression négative.

La personne malade devrait:

* porter un masque chirurgical lorsqu’elle est à l’extérieur de sa chambre

* être encouragée à se laver fréquemment

* suivre les règles d’hygiène respiratoire

Les verres, et les autres ustensiles devraient être lavés avec de l’eau et du savon avant d’être ré utilisés par d’autres personnes. Les procédures de routine de nettoyage et de désinfection qui sont habituellement utilisées pendant la saison de l’influenza peuvent être appliquées pour contrôler l’environnement dans un cas de grippe porcine H1N1. Plus d’information peut peut être retrouvé ici http://www.cdc.gov/ncidod/dhqp/gl_environinfection.html (site en anglais)

Les pratiques de base et les précautions additionnelles gouttelettes et contact devraient être appliquées et maintenues jusqu’à 7 jours après le début des symptômes ou jusqu’à ce que les symptômes soient disparus. Insister sur l’importance de l’hygiène des mains par le lavage avec de l’eau et du savon ou par l’utilisation de gel hydro alcoolique immédiatement après avoir enlevé les gants et après tout contact avec les sécrétions respiratoires.

Les personnel qui prodigue des soins ou qui recueuille des échantillons cliniques des cas suspects ou confirmés devrait porter des gants jetables non stériles, une jaquette et une protection pour les yeux (lunettes ou écran facial) pour prévenir l’exposition des conjonctives au virus.

Masques et respirateurs: Jusqu’à ce que les recommandations soient mises à jour utiliser celles pour l’influenza pandémique disponibles ici .

Recommandations intérimaires:

* Les personnes impliquées dans des activités susceptibles de générer des aérosols ( collection de prélèvements cliniques, intubation endotrachéale, traitement de nébulisation, bronchoscopie, réanimation impliquant une intubation d’urgence pour les cas suspects ou confirmés de grippe porcine A/ H1N1 devraient porter un masque jetable N95. Un test préalable devra avoir confirmé l’étanchéité du masque pour cette personne.

* En attendant de savoir plus de détails sur le mode de transmission de ce virus, le personnel qui donne des soins directs aux cas suspects ou confirmés d’infection par le virus de la grippe aviaire A/H1N1 devrait porter un masque N95 jetable dont un test aura déjà montré l’étanchéité.

Voir aussi les recommandations du CDC pour l’utilisation des antiviraux pour les cas suspects ou confirmés de grippe porcine.

Source: OMS CDC

written by Michel

avr 14

Un récent article paru dans le Virology Journal fait état de la survie du virus de la grippe aviaire H5N1 hautement pathogène dans l’environnement lorsque soumis à différentes conditions.

Effets de la température

Le virus de la grippe H5N1 perd son pouvoir infectieux après 30 minutes à  56°C, après 24 heures à 28°C mais demeure viable plus de 100 jours à 4°C.

Effets du pH

Un pH acide (1 et 3) et un pH alkalin (11 et 13) ont tué le virus après un temps de contact de 6 heures. Le virus a conservé son pouvoir infectieux après 18 heures à un pH 5 et plus de 24 heures à un pH de 7 et de 9. Par contre après 24 heures à un pH 5, le virus avait perdu sa capacité d’infecter.

Effets des rayons ultraviolets (UV)

Les rayons ultraviolets n’ont pas réussi à inactiver le virus H5N1 même après un temps d’exposition de 60 minutes.

Effets des savons et détergents

Le savon (lifebuoy®), le détergent (surf excel®) et la soude caustique ont anéanti le pouvoir infectieux du virus après 5 minutes à des dilutions de 0.1, 0.2 et 0.3%. Tous les désinfectants commerciaux ont détruits le virus après avoir été utilisés aux concentrations recommandées. Les désinfectants suivants ont été utilisés: Formalin (Formaldehyde; Merck), Phenol crystals (Merck), Iodine crystals (Merck), CID 20 (CID LINES®, Belgique), Virkon®-S (Antec™ International, Royaume Uni), Zeptin 10% (Nawan laboratories, Pakistan), KEPCIDE 300 (KEPRO B.V., Hollande), et KEPCIDE 400 (KEPRO B.V., Hollande).

Rappelons qu’une autre étude récente avait identifié le degré d’humidité absolue de l’air, ou encore la quantité d’eau contenue dans l’air, comme un facteur déterminant de la survie du virus de la grippe dans l’environnement.

Source: Virology Journal

written by Michel

avr 12

Pendant que certaines personnes cherchent à démasquer le supposé complot orchestré par les méchantes compagnies pharmaceutiques en complicité avec les autorités de santé publique , les enfants meurent de la rougeole.  Le plus importante éclosion de rougeole depuis 10 ans a lieu actuellement au Burkina Faso. Considéré comme la cause principale de décès chez les enfants par l’Organisaiton mondiale de la santé, la rougeole est une maladie évitable par la vaccination qui se transmet par la toux et les éternuements.

Selon les autoritées sanitaires du Burkina Faso plus de 19 000 infections par la rougeole ont été rapportées avec 150 décès. C’est au moins 10 fois plus d’infections que pendant n’importe quelle année depuis 1997. L’éclosion actuelle de rougeole est particulière car dans le reste du monde cette maladie est en régression. En 2007, l’OMS a estimé qu’environ 197 000 enfants sont décédées à cause de la rougeole dans le monde, une baisse de 74% comparé à l’an 2000. Les enfants qui ne sont pas vaccinées augmentent le risque  d’une épidémie. Un regroupement de plusieurs organismes internationaux ( The Measles Initiative) formé en 2001 essaie de combattre la rougeole et ses complications en favorisant la vaccination et l’éducation dans 47 pays du monde, incluant le Burkina Faso. Malgré la dernière campagne de vaccination massive d’enfants en 2007 au Burkina Faso,qui a permis de vacciner 3 millions d’enfants, des enfants ne sont toujours pas vaccinés ce qui augmente les risque d’éclosion. Les pays qui n’ont pas réussi à vacciner plus de 80% de leur population peuvent s’attendre à des épidémies répétées tandis que ceux qui ont vacciné plus de 95% de leur population ( comme la Finlande) n’ont pas rapporté d’éclosion au cours des dernières années. Le Burkina Faso a un urgent besoin de campagne vaccination de masse contre la rougeole. On prévoit vacciner les individus les plus vulnérables car le Burkina Faso n’a pas suffisamment de vaccins pour vacciner l’ensemble de sa population. Le groupe « The Measles Initiative» estime que 11 millions de décès dus à la rougeole ont pu être évités pendant la période  2000-2007 grâce aux campagnes d’éducation et de vaccination massive.

Source: ProMed

written by Michel

fév 26

Une nouvelle approche vaccinale à l’étude en Grande-Bretagne contre la première cause d’infections nosocomiales en Europe et en Amérique du Nord.

Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis a  annoncé aujourd’hui qu’elle soutient un essai clinique de phase II d’un vaccin contre Clostridium difficile, l’une des premières causes d’infection nosocomiale en Europe et en Amérique du Nord.

L’étude en cours en Grande-Bretagne porte sur la sécurité et l’efficacité du vaccin candidat contre C. difficile de sanofi pasteur. L’indication principale du vaccin est la prévention des infections à C. difficile (ICD), mais cette étude réalisée chez des patients infectés vise à fournir la preuve du concept de l’approche vaccinale.
« On traite les infections à C. difficile (ICD) avec l’un des deux antibiotiques auxquels la bactérie est sensible. Il est vraiment nécessaire de trouver de nouvelles approches ne faisant pas appel aux antibiotiques, puisque c’est l’altération de la flore microbienne intestinale consécutive à l’utilisation des antibiotiques qui, au départ, déclenche l’infection.

De plus, on redoute l’émergence de résistances, aussi bien chez C. difficile que chez les autres bactéries. Associée à une utilisation plus rationnelle des antibiotiques et au respect des mesures de prévention, la vaccination pourrait s’avérer très efficace pour combattre les pathologies intestinales causées par C. difficile » a déclaré Barry Cookson, Directeur du Laboratoire des infections nosocomiales, Centre de lutte contre les infections à la Health Protection Agency et principal investigateur de l’étude.

Pour son vaccin candidat, sanofi pasteur a utilisé une approche fondée sur l’utilisation d’une anatoxine, comme pour d’autres vaccins déjà ommercialisés, par exemple les vaccins contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Ce vaccin candidat a franchi avec succès les essais cliniques de phase I, qui ont porté sur plus de 200 sujets, visant à démontrer sa sécurité et son immunogénicité. L’incidence des infections à C. difficile a augmenté de façon significative durant ces dernières années, aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord. Selon les estimations, le coût des traitements associés aux infections à C. difficile dans ces deux parties du monde s’élèverait à plus de 7 milliards de dollars (près de 5,5 milliards d’euros) par an. L’émergence de la fameuse souche virulente de C. difficile en 2002 est venue rappeler la nécessité de s’attaquer aux infections à infections à C. difficile.

L’essai de phase IIb implique près de 600 participants atteints d’ infections à C. difficile aiguë, suivis dans une trentaine de centres sur l’ensemble du territoire britannique. Les participants seront répartis par randomisation en 4 groupes. Trois groupes recevront le vaccin, le quatrième groupe recevra un vaccin placebo. Tous les participants recevront également un traitement antibiotique standard.

C. difficile est une bactérie anaérobique qui forme des spores ; elle est présente de façon asymptomatique chez près de 60% des nourrissons, mais seulement chez 3% des adultes en bonne santé. Elle fait partie de la famille des Clostridium, qui comprend aussi C. tetanus (tétanos) et C. botulinum (botulisme). C. difficile synthétise deux toxines puissantes, les toxines A et B. Si un patient ingère des spores de C. difficile alors que sa flore bactérienne intestinale naturelle est altérée, généralement suite à un traitement antibiotique, la bactérie peut se multiplier et sécréter les deux toxines, qui sont à l’origine de pathologies gastro-intestinales connues sous le nom  d’infections à C. difficile.

Les infections nosocomiales à C. difficile représentent un problème de plus en plus préoccupant dans de nombreux pays industrialisés, notamment aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. On estime à 500 000 le nombre de cas annuels d’infections à C. difficile rien qu’aux Etats-Unis avec un coût de 3,2 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) pour les systèmes de santé. Pour l’Union européenne, dont la population se situe autour de 460 millions d’habitants, on estime les coûts en soins de santé à près de 4,4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) par an. Pour plus d’information, consulter la page C.Difficile auprès de la UK Health Protection Agency.

A propos de sanofi-aventis Sanofi-aventis est un leader mondial de l’industrie pharmaceutique qui recherche, développe et diffuse des solutions thérapeutiques pour améliorer la vie de chacun. Le Groupe est coté en bourse à Paris (EURONEXT : SAN) et à New York (NYSE : SNY). Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis, a mis à disposition plus de 1,6 milliard de doses de vaccins en 2008, permettant de vacciner plus de 500 millions de personnes dans le monde. Sanofi Pasteur est un leader mondial avec la plus large gamme de vaccins contre 20 maladies infectieuses. L’expérience de sanofi pasteur dans le domaine des vaccins remonte à plus d’un siècle. C’est aujourd’hui la plus importante société entièrement dédiée au vaccin, qui investit plus d’un million d’euros par jour en recherche et développement. Pour plus d’information, consulter le site : www.sanofipasteur.com <http://www.sanofipasteur.com>

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fév 23

Selon des chercheurs au Québec le risque de faire un premier infarctus du myocarde diminue 2 ans après avoir recu le vaccin contre le pneumocoque. Il s’agit d’une étuse cas-témoins chez des patients présentant un risque d’infartus du myocarde. Les patients avaient au moins un des facteurs suivants:

  • hypertension
  • diabète
  • une dyslipidémie pour les hommes de plus de 45 ans et les femmes de plus de 55 ans.

On a comparé les patients qui ont fait un infarctus pendant la période d’observation avec ceux qui présentaient aussi des facteurs de risques mais qui n’avaient pas fait d’infarctus. L’étude s’est étendue de 1997 à 2003 et les chercheurs ont admis 999 cas et 3996 témoins.

L’analyse comparative a montré que les patients qui avaient fait un infarctus étaient 2 fois moins nombreux dans le groupe qui avaient été vaccinés contre le pneumocoque que dans le groupe qui ne l’avaient pas été. L’effet protectuer n’était pas observé si la perosnne avait été vaccinée il y a moins de 1 an. Par contre si une période d’aumoins 2 ans s’était écoulée le risque relatif était de 0.33,  soit 67% moins d’infarctus dans le groupe vacciné.

Selon une hypothèse, les anticorps dirigés contre le Streptocoque pneumoniae empècheraient la capture des LDL oxydés par les macrophages interrompant ainsi le processus de l’arthérosclérose à une étape précoce.

On avait déjà observé chez les animaux que la vaccination contre le pneumocoque réduisait les lésions d’arthérosclérose. De plus, on a déjà observé qu’une infection aigue à pneomocoque augmente le risque d’événement vasculaire.

Le professeur Mohammad Madjid de Houston au Texas, a ajouté que les infections des voies respiratoires comme les pneumonies et la grippe sont des déclencheurs connus des événements cardiovasculaires dont l’infarctus et la mort subite.

Source: CMAJ

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fév 20

Historique

Le 28 février 1998 le Dr AJ Wakefield, un gastroentérologue, et son équipe publiait dans une prestigieuse revue médicale les résultats de ses recherches sur une série d’enfants qui présentaient une maladie chronique de l’intestin, nommée l’entérocolite chronique et des problèmes de régression de leurs comportements.

Il s’agit d’un groupe de 12 enfants âgés de 3 à 10 ans (âge moyen de 6 ans)  qui avaient été référés  en gastroentérologie pour des problèmes de diarrhée et de douleurs abdominales. Ces enfants avaient aussi présenté une perte de leurs habilités développementales déjà acquises, incluant le langage.

Après investigation, on a noté que le début des symptômes comportementaux était associé, selon les parents, à l’administration du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons pour 8 des ces enfants, y compris une rougeole pour un enfant et une otite moyenne pour un autre. Tous les 12 enfants avaient des anomalies intestinales variant d’hyperplasie lymphoïde nodulaire à des ulcérations. Des échantillons histologiques avaient montré des plaques d’inflammation chronique dans le gros intestin de 11 enfants et de l’hyperplasie  lymphoïde chez  7 enfants mais aucun granulome. Les problèmes de comportement incluaient l’autisme chez 9 enfants, une psychose (1) et une possible encéphalite virale ou post vaccinale. Aucune anomalie neurologique n’avait été détectée et les tests de résonance magnétique  et d’électroencéphalographie étaient normaux.

Le Dr Wakefield concluait que la maladie gastro-intestinale et les régressions développementales, chez un groupe d’enfants auparavant normaux, étaient associés dans le temps avec un possible déclencheur environnemental comme par exemple l’administration du vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (MMR ou RRO).

Le 23 février 2002, « The Lancet » publiait un éditorial disant que le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons était sécuritaire et qu’il n’y avait aucune preuve scientifique suggérant que le vaccin RRO puisse causer une maladie de l’intestin ou de l’autisme. De plus, le professeur John Walker-Smith, un des auteurs principaux de l’article original avec le Dr Wakefield, sortait de son silence pour dire qu’il jugeait le vaccin RRO sécuritaire et recommandait son utilisation. Il demandait aussi une étude indépendante pour préciser les causes des maladies intestinales et développementales observées dans ce petit groupe de patients.

Études et controverses.

Il s’en suivit une controverse dans plusieurs pays et plusieurs parents inquiets  décidèrent de refuser que leur enfant reçoive le vaccin contre la rougeole. Par conséquent, une diminution de la couverture vaccinale contre la rougeole dans plusieurs pays fut observée. Par exemple, en Angleterre, la couverture vaccinale contre la rougeole est passée de plus de 90% en 1998 à moins de 80% en 2008. Les cas d’infection par le virus de la rougeole passèrent de 50 en 1998 à plus de 1300 en 2008 dont 3 décès pour cette seule année.

Dans le but de répondre à l’inquiétude de la population et de vérifier les hypothèses du Dr Wakefield, plusieurs études cherchant à trouver une relation possible entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme furent entreprises dans le monde.

Une de ces études, menée par le professeur John O’Leary a été publiée dans la revue  Molecular Biology. Lors de cette étude, on a retrouvé des fragments du génome du virus de la rougeole chez 75 enfants dans un groupe de 91 enfants avec des maladies hyperplasiques lymphonodulaires de l’intestin, une entérocolite ou des troubles de l’apprentissage comparé à 5 chez un groupe contrôle de 70 enfants. Mais, le plus important, est que cette recherche n’appuie pas l’hypothèse du lien entre le vaccin RRO ou MMR car il ne refermait aucun donnée concernant la séquence génétique spécifique aux virus contenus dans le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons.

Une autre étude menée au Royaume-Uni de 1979 à 1992 avec 498 enfants autistiques a montré que bien que les cas d’autismes augmentaient selon l’année de naissance, aucune augmentation n’a été reliée à l’année d’introduction du vaccin contre la rougeole sur le marché, soit en 1987. De plus, il n’y a pas eu d’augmentation des cas d’autismes dans les groupes d’enfants vaccinés ou non vaccinés avec le RRO ou le MMR, et ce même si on augmentait la période d’observation ou l’on considérait la deuxième dose de RRO ou MMR. Il n’y avait pas plus d’enfants vaccinés dans le groupe des enfants autistiques.

Toujours au Royaume-Uni, Des chercheurs ont fouillés la base de données du« General Practice Research » pour plus de 3 millions personnes-années. Ils n’ont noté une augmentation des cas d’autisme malgré une stabilité du taux de vaccination contre la rougeole.

Lors d’une autre étude en Californie, des chercheurs ont trouvé que   les taux d’incidence de l’autisme n’étaient pas corrélés aux taux de vaccination contre la rougeole.

Au Canada, des chercheurs ont estimé la prévalence des troubles d’apprentissage chez 27 749 enfants dans 55 écoles. L’augmentation des taux d’autisme était corrélé avec une diminution des taux de couverture vaccinale contre la rougeole.

En Angleterre des chercheurs ont étudié 262 enfants autistiques et démontré que la date à laquelle les parents avaient commencé à noter des problèmes de troubles d’apprentissage était la même pour les enfants vaccinés et les enfants non vaccinés contre la rougeole. Aussi, aucune association entre les symptômes  intestinaux et l’autisme n’a été observée.

À Londres, lors  de l’analyse d’un groupe de 473 enfants autistiques on a utilisé le fait que le vaccin avait été introduit en 1987 pour comparer deux groupes d’enfants, ceux vaccinés et ceux non vaccinés contre la rougeole. Aucune différence n’a été observée dans les 2 cohortes quant à l’incidence des retards de développement. Le fait d’être vacciné ou non contre la rougeole n’augmentait pas le risque d’être autistique. De  plus, les enfants autistiques vaccinés n’avaient pas plus de symptômes intestinaux que les enfants autistiques non vaccinés.

Quatre études rétrospectives ont aussi tenté d’élucider la relation entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.

Au Royaume-Uni, 71 enfants autistiques vaccinés ont été comparés à un groupe de 284 enfants vaccinés non autistiques. Les auteurs on conclu qu’il n’y avait pas plus de  consultation pour autisme pendant les 6 mois suivant la vaccination avec le RRO. Ceci suggère que l’autisme n’est pas temporellement relié à la vaccination contre la rougeole.

En Finlande, en utilisant les registres nationaux, les chercheurs on relié les données d’hospitalisation aux données de vaccination pour 535 544 enfants vaccinés entre 1982 et 1986. Parmi les 309 enfants hospitalisés pour autisme, aucune relation temporelle avec le fait d’avoir été vacciné contre la rougeole n’a été mise en évidence.

Au Danemark, toujours en utilisant les registres nationaux de 537 303 enfants nés entre 1991 et 1998, les auteurs n’ont remarqué aucune différence entre le risque d’être autistique dans le groupe des enfants vaccinés et celui des enfants non vaccinés. Parmi les enfants autistiques aucune relation entre la date de vaccination et  l’autisme n’a été observée.

À Atlanta, les chercheurs ont comparé 624 enfants autistiques avec un groupe contrôle de 1824 enfants. Les auteurs n’ont pas réussi à mettre en évidence de différence entre les dates de vaccination dans le groupe des enfants autistiques et non autistiques. Ceci suggère que l’exposition précoce au vaccin contre la rougeole n’était pas un facteur de risque pour l’autisme.

En Finlande, les chercheurs ont mené 2 études prospectives. Ils ont identifié 31 cas de symptômes intestinaux suite à une vaccination contre la rougeole entre 1982 et 1996. Aucun de ces enfants n’a développé d’autisme. Une seconde analyse de cette cohorte n’a montré aucun cas d’autisme relié à la vaccination parmi un groupe de 1.8 million d’enfants.

Plusieurs études ont été systématiquement revues par des comités indépendants, tels que ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation. Deux rapports de l’Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu’il n’y avait pas de lien entre l’autisme et le vaccin contre la rougeole.

Des chercheurs dans le monde, parmi lesquels figurent les Drs Fombonne, Ward et De Souza de Montréal, ont également tenté de reproduire en vain les résultats biologiques obtenus par le Dr Wakefield, qui affirmait avoir retrouvé des virus de la rougeole, voire des bouts d’ARN du virus, dans les biopsies intestinales et le sang de huit enfants autistes. «Comme par hasard, il est le seul à avoir trouvé cela», rapporte le Dr Fombonne. «Étrangement, il a perdu les anticorps qu’il a utilisés pour identifier ces particules virales», ajoute le Dr Ward. Il est clair que le Dr Wakefield et ses collègues, qui sont accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins) «n’ont pas fait preuve de rigueur scientifique», déclare le Dr Ward.

De plus, «il a violé les règles élémentaires de l’éthique médicale» notamment pour ne pas avoir révélé qu’ils avaient reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l’étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins, ajoute le Dr Fombonne, qui rappelle par ailleurs l’effet extrêmement négatif qu’a eu la publication du Dr Wakefield sur la santé publique.

Une enquête publiée dans le Sunday Times affirmait récemment que le Dr Wakefield avait manipulé les données. Suite à l’examen des dossiers médicaux des  patients , on s’était aperçu que contrairement à ce qui avait été dit, 7 des huits enfants chez qui il avait rapporté des troubles d’apprentissage avait déjà consulté pour des symptômes avant leur vaccination contre la rougeole. Des pathologistes de l’hôpital qui ont revu les prélèvements que le Dr Wakefield avait faits, ont conclu que dans la majorité des cas les prélèvements étaient normaux, contrairement aux affirmations du dr Wakefield à l’époque. D’autres ont même affirmé que le Dr Wakefield

En 2004, la proportion d’enfants vaccinés contre le RRO a grandement diminué en Angleterre, n’atteignant plus que 81 %.En Irlande, où il n’y avait plus que 74 % des enfants qui étaient vaccinés, 110 ont été admis à l’hôpital dans un état critique et trois sont morts». Les faits c’est que même en 2007, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace.

Les opposants à la vaccination existeront toujours. Il s’agit d’une controverse émotive sans aucune base scientifique crédible. Plusieurs des opposants à la vaccination en profitent pour exploiter la vulnérabilité des victimes de l’autisme. En fait, ils font souvent exactement ce qu’ils reprochent à la médecine traditionnelle et aux compagnies pharmaceutiques: soit d’être biaisés et de manipuler l’opinion des personnes victimes de l’autisme à leurs    buts personnels.  D’autres encore, en ont profité pour faire un film tel que « Silence on vaccine ».

En février 2009, la cour fédérale des États-Unis a rejeté 3 demandes de familles qui voulaient être indemnisées car leur enfant avait été victime d’autisme suite ;a la vaccination. Le motif du rejet était principalement basé sur le manque de crédibilité des témoins des demandeurs.

L’autisme est un drame, non seulement pour les familles éprouvées mais pour toute la société. Combien de millions de dollars devront être encore dépensés avant que nous puissions investir dans la recherche des vraies causes de cette terrible maladie et enfin étudier tous les traitements possibles. Combien d’enfants dans le monde devront payer de leur vie, la manipulation de certaines personnes sans scrupules. En 2007 seulement, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure (ou une aux 3 minutes) alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace. Alors la question qu’il faut répondre  n’est pas » le vaccin contre la rougeole est-il sécuritaire? » mais « combien de personnes sont mortes de la rougeole pendant que les chercheurs cherchaient à rassurer la population ou encore pendant que vous lisiez cet article? ».  Pour trop de personnes une goutte de doute vaut plus qu’un océan de certitude et les études scientifiques se valent toutes. Il est temps que chacun analyse les faits et se fasse sa propre idée. C’est le prix à payer pour arrêter d’être victime des manipulateurs et pouvoir aider les gens à lutter contre ces terribles maladies que sont non seulement l’autisme mais aussi la rougeole.

Sources: The Sunday Times

The Lancet

Vaccine

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fév 11

Avec son dernier film «Silence on vaccine» Lina Moreco, persiste et signe en exploitant un thème qui lui est cher,  celui du conflit avec l’autorité. Cette fois c’est l’autorité médicale et scientifique qui est remise cause. Dommage que ce sujet prometteur n’ait été abordé qu’à coup de sous-entendus et de raccourcis de raisonnement logique. Sans doute parce que c’est une réalisatrice et non une scientifique, on ne lui en tiendra pas rigueur. Pour voir les faits tels qu’ils sont, il faut être prêt à oublier ses propres peurs et savoir écouter. Dommage que la simple vérité et les faits ne puissent se transformer en succès de box-office aussi facilement que les doutes de scandales et les soupçons à saveur paranoïde. Pourtant les études scientifiques et les faits sont là,  n’attendant qu’un bon communicateur pour être vulgarisés au grand public. De toute évidence, ce ne sera pas Mme Moreco.

Vaccin contre la rougeole et autisme.

Les faits c’est qu’en 2007, 197 000 personnes dans le monde sont mortes à cause de la rougeole, soit 540 décès par jour ou encore 22 décès à l’heure alors qu’il existe un vaccin contre la rougeole sécuritaire et efficace. Les pays, comme la Grande-Bretagne qui ont connu une diminution de leur couverture vaccinale contre la rougeole ont connu par la suite une recrudescence des éclosions de rougeole et de complications reliées. Tout ceci, le plus souvent suite à un article qui avait été publié par le Dr Wakefield et qui avait soulevé l’hypothèse que le vaccin contre la rougeole soit la cause de cas d’autisme. Plusieurs études plus tard, après que le Dr Wakefield ait été sévèrement réprimandé et accusé d’avoir faussé son étude, et après que d’autres scientifiques dans le monde ait essayé mais en vain de répéter son expérience, la communauté scientifique est unanime: aucun lien entre l’administration du vaccin contre la rougeole et l’autisme n’a été démontré. Plus encore, on a prouvé à plusieurs reprises et avec des études infiniment plus crédibles que celle du Dr Wakefield, que le vaccin contre la rougeole n’augmentait pas le risque d’autisme. D’ailleurs dans les pays ou la couverture vaccinale contre la rougeole a diminué, les cas de rougeole ont augmenté de même que les cas d’autisme. Le Dr Wakefield et ses collègues ont été accusés de mauvaise conduite professionnelle grave par le General Medical Council du Royaume-Uni (Collège des médecins). De plus,  Le Dr Wakefield a violé les règles élémentaires de l’éthique médicale  notamment pour ne pas avoir révélé qu’il avait reçu un soutien financier des parents des enfants participant à l’étude, qui espéraient poursuivre les fabricants de vaccins. En mai 2005, dix des co-auteurs de l’article original ont retiré leur support pour les conclusions de l’étude.  Les éditeurs de la revue «The Lancet» ont aussi annoncé qu’ils retiraient leur appui à l’article. Le Dr Wakefiel aurait présenté une demande pour un brevet pour un substitut au vaccin contre la rougeole, et pour un traitement pour les effets adverses supposément associés au vaccin. De plus, Stephen Bustin, un expert mondial en PCR, a certifié que le laboratore où Wakefiel a fait son étude était contaminé par le virus de la rougeole. Par conséquent le PCR utilisé par le Dr Wakefield détectait cette contamination et non le virus présent dans l’intestin. Finalement, ce que le Dr Wakefield a réussi à prouver, c’est les doutes même lorsque non fondés sont des adversaires redoutables à la vérité scientifique.

Des études revues par des comités indépendants, tels que ceux de l’Organisation mondiale de la santé, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Comité canadien en immunisation, de même que deux rapports de l’Institut de médecine aux États-Unis émis en 2001 et en 2004 ont définitivement conclu qu’il n’y avait pas de lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme.

Vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

Un autre fait, bien réel et prouvé scientifiquement, est que le vaccin contre l’hépatite B ne donne pas la sclérose en plaques. La controverse vient de la France où pendant quelques années un de leurs 3 programmes de vaccination a été suspendu à cause d’une supposition voulant que le vaccin contre l’hépatite B soit une cause de la sclérose en plaques. Tous les autres pays du monde qui avaient des programmes de vaccination contre l’hépatite B ont maintenu leurs programmes. Même la France a fini par reprendre son ancien programme. Les faits c’est aussi que 2 milliards de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l’hépatite B, 350 millions vivent avec une atteinte chronique au foie et environ 600 000 en meurent chaque année. Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH et pourtant ont craint le vaccin contre l’hépatite B au point de le refuser. Combien de personnes meurent chaque année de la sclérose en plaques secondaire au vaccin contre l‘hépatite B? Zéro.

Thimérosal et maladies neurologiques.

Le thimérosal est un dérivé du mercure et le mercure est toxique pour le système nerveux. Par contre, le thimérosal se transforme en éthylmercure dans le corps, une forme de mercure qui n’est pas toxique, contrairement au méthylmercure qu’on retrouve dans certains poissons, comme le thon. Le mercure est éliminé par l’organisme en quelques jours.  Il n’en a pas fallu plus pour que certaines personnes attribuent certaines pathologies neurologiques dont sont victimes certains enfants aux vaccins.

Un autre fait est que les enfants qui sont vaccinés ne sont pas intoxiqués avec du thimérosal. Pourquoi? Tout d’abord parce qu’au Québec,  comme dans plusieurs pays dans le monde,  le mercure a été supprimé en 1996 de tous les vaccins administrés aux enfants, à l’exception de celui contre la grippe. De plus plusieurs études ont montré que le thimérosal n’était pas associé à l’autisme ou à d’autres troubles du système nerveux. le thimérosal a été retiré des vaccins non pas parce que les scientifiques étaient inquiets mais pour permettre de garder la confiance du public.

En conclusion, rien de neuf dans la controverse qui oppose tenants de la thèse de la conspiration et de l’obscurantisme malveillant et corrompu aux adeptes de la vérité. Qui a déjà dit que les vaccins n’avaient aucun effet secondaire? Il faut garder la tête froide et soigneusement soupeser les avantages et les risques d’être vacciné. L’enjeu est important, il s’agit de vies humaines. Parions que la sagesse populaire l’emportera.

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