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La cueillette de l’Eau de Pâques est, surtout au Québec, un rituel de la fête de Pâques. Cette cueillette devait être effectuée au petit matin, avant le lever du soleil. Cette eau se puise dans un ruisseau, une petite rivière ou une source. La plupart du temps, la coutume voulait que ce soit les enfants qui puisent cette eau (Québec), munis de récipients spéciaux, réservés à cet effet. La provision devait pouvoir tenir pendant toute une année.

Propriétés de l’Eau de Pâques

En effet, cette eau est réputée pour avoir des propriétés bénéfiques, voire magiques. En Normandie, en Saxe et en Silésie, elle avait des propriétés dermatologiques, contre l’eczéma, l’acné, même la lèpre. Au Québec et dans les régions nordiques de la France, elle avait aussi des effets sur la vision, était une précieuse lotion pour les yeux. L’eau de Pâques devait aussi préserver de la diarrhée, et guérir de la fièvre.

En plus de ses supposées propriétés physiques, l’eau de Pâques a aussi des propriétés spirituelles, voire magiques. Au Québec, elle devait protéger contre les intempéries, comme la foudre, le tonnerre, même le vent. Elle éloignait également les mauvais esprits, les malheurs, et les accidents mortels. L’eau de Pâques devait également bénir la maison. Ceci était fait à l’aide de rameaux bénis.

Se laver dans l’Eau de Pâques

Une alternative à la cueillette, se laver dans l’eau de Pâques était réputé pour permettre de conserver longtemps la fraîcheur de sa peau. Elle donnait aussi aux femmes qui se baignaient dans un ruisseau ou une rivière à l’aube de Pâques, « beauté et séduction, à condition qu’elle l’aient fait en silence et en secret ». On dit aussi que les hommes plongeaient dans une rivière au matin de Pâques « pour acquérir force et santé pendant toute l’année ».

Les dangers de l’eau de Pâques

Giardia se retrouvent souvent chez l’homme, le castor, le rat musqué, et dans les selles de chien. Les matières fécales des bovins semblent être la principale source de Cryptosporidium,bien que ces parasites ont été trouvés chez l’homme et d’autres animaux. les sources d’eau potable peuvent être contaminées lorsque les matières fécales contenant des parasites sont déposés ou déversés dans l’eau.

Plusieurs personnes considèrent qu’il est possible de conserver  l’eau de Pâques pendant l’année entière. D’autres  lui attribuent des vertus thérapeutiques si elle est bue. Le problème c’est que l’eau la plus claire peut parfois peut parfois être  contaminée, Par exemple, certains parasites comme le Giardia lamblia ou enore le cryptosporidium peuvent être présents.

Giardia et le Cryptosporidium sont des parasites microscopiques qui peuvent être trouvés dans l’eau. Giardia provoque une maladie intestinale appelée giardiase ou «fièvre du castor». Cryptosporidium est responsable d’une maladie semblable, la cryptosporidiose.

Les deux parasites produisent des kystes qui sont très résistants aux conditions environnementales défavorables. Lorsqu’il est ingéré, elles germent, se reproduire et entraîner des maladies. Après l’alimentation, les parasites sous forme de nouveaux kystes, qui sont passées dans les fèces. Des études sur des volontaires humains ont montré que l’ingestion de seulement quelques kystes pour causer la maladie.

La diarrhée, crampes abdominales, la flatulence, des malaises et une perte de poids sont les symptômes les plus communs causés par Giardia. Vomissements, frissons, maux de tête et fièvre peuvent également survenir. Ces symptômes se manifestent habituellement de surface de six à 16 jours après le contact initial et peut continuer aussi longtemps qu’un mois.

Les symptômes de la cryptosporidiose sont similaires, les plus courants comprennent la diarrhée aqueuse, crampes abdominales, nausées et maux de tête. Ces symptômes se produisent dans les deux à 25 jours de l’infection et durent généralement une ou deux semaines, dans certains cas, ils collent autour pendant un mois.

L’eau de Pâques peut être contaminée par exemple si un animal a fait ses selles en amont.

En  2009 en Russie. 800 personnes avaient été malades après avoir bu de l’eau bénite pour célébrer les fêtes de l’Épiphanie. Le meilleur moyen de prévention consisterait à réserver l’eau de Pâques pour les usages externes.

Références

Wikipedia

Santé Canada

Éloïse Mozzani, Le Livre des superstitions : mythes, croyances et légendes, Robert Laffont, Paris, 1995.

Revue des Traditions Populaires, 1886, no 1, 1919, no 34, Paris, Maisonneuve frères et Ch. Leclerc.

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jan 27

Buvant de l’eau bénite pour célébrer les fêtes de l’Épiphanie, les habitants de Irkoutsk (Sibérie en Russie ), ne se doutaient pas que plus de 200 personnes seraient malades.

On a dénombré plus de 269 cas de gastroentérite sévère incluant 156 enfants.

La tradition orthodoxe veut que l’on célèbre le baptême du Christ en buvant de l’eau bénite provenant de la nature ou encore en s’immergeant.  Les russes de cette région qui ont consommé de l’eau en provenance de la source naturelle située sous leur église ont été contaminés de même que plusieurs autres qui auraient utilisé de l’eau en provenance de lacs environnants. Plusieurs bactéries ont été identifiées. La gastroentérite qui a été causés par cette intoxication a été assez sévère car  plusieurs personnes sont encore hospitalisées.

La tradition veut que l’eau consommée le jour de l’Épiphanie est bénite et possède des vertus thérapeutiques.

Source: Cdingue.com

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jan 16

Catastrophe naturelle dans un pays déjà lourdement hypothéqué au point de vue santé, le récent tremblement de terre à Haiti saura poser des questions de taille à tous les acteurs impliqués dans la survie de ses habitants. Haiti, l’un des pays les plus pauvres au monde, soufrait déjà de graves problèmes de santé publique. Sa capitale, Port-au-Prince n’était pas épargnée.

La prévention des infections transmises par l’eau contaminée sera un enjeu majeur au sein de la population de Port-au-Prince et ce pour au moins plusieurs semaines. Le manque d’installations sanitaires fait craindre une augmentation de la contamination de l’eau potable par les bactéries coliformes. Mais la maladie qui est le plus à craindre en ce qui concerne l’eau est sans doute le choléra, cette maladie très contagieuse et qui peut tuer une personne en 24 heures par déhydratation. Si une épidémie de choléra se déclenchait, des milliers de personnes pourraient être contaminées et celles les plus à risque de complications seraient les jeunes enfants et les personnes déjà blessées ou aux prise avec des maladies chroniques.

Un des facteurs importants de transmission des infections est le fait que la population y est extrêmement dense.

Les organismes d’aide humanitaires s’affairent actuellement à transporter suffisamment d’eau potable et des appareils de traitement de l’eau.

Une autre source d’infection sera les nombreuses plaies souillées chez des individus dont la santé pouvait déjà être précaire. L’absence d’eau potable a rendu le nettoyage de ces plaies quasiment impossible et maintenant l’absence de soins médicaux et la rareté des antibiotiques rend la lutte aux infections de ces plaies très difficile. Même les plaies qui auraient été considérées bénignes dans un pays développé, peuvent devenir une menace à la vie lorsqu’elles ne sont pas nettoyées, traitées et surveillées.

La rougeole menace aussi de se propager. Lorsque des individus mal immunisés et affaiblis se rassemblent en grand nombre, comme par exemple dans les camps de réfugiés, la rougeole est une maladies qui peut alors faire des ravages. Les intervenants de la santé devront avoir l’oeil ouvert et être prêts à vacciner la population contre la rougeole au besoin. La rougeole est une des maladies les plus contagieuses. Elle est causée par un virus et se transmet  par des gouttelettes, par contact direct avec les sécrétions nasales ou de la gorge des personnes infectées et parfois par des objets récemment contaminés. Après une incubation d’environ 10 jours les symptômes de la rougeole apparaissent sous forme de fièvre, yeux rouges (ou conjonctivites), écoulement nasal et toux. Vient ensuite une éruption cutanée sous forme de plaques rouges. La mortalité  est habituellement de 3% à 5% mais elle peut atteindre 10% à 30% dans certaines conditions particulières.

Bref, à Haiti et plus précisément à Port-au-Prince,  les infections menacent d’entraîner autant de complications et de décès que le tremblement de terre lui-même. Le différence est que maintenant la menace est connue et prévisible. Est-ce la communauté internationale sera suffisamment efficace pour prévenir ce risque. Le temps sera un facteur clé.

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