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Vaccin contre la grippe obligatoire ou port du masque: un infirmier auxiliaire est congédié.

Un infirmier auxiliaire de Grand Fork est devenu la première personne au Canada à se faire licencier pour refus de se faire vacciner contre la grippe.

Arnold Hoekstra, 49 ans,  travaille comme infirmier auxiliaire au centre de jour du Boundary Hospital depuis 5 ans. Quand on lui a demandé de se faire vacciner contre la grippe, il a refusé. On lui a alors donné le choix de porter un masque lorsqu’il travaillait avec les patients pendant la saison de la grippe ( une période d’environ 4 à 5 mois). Il a aussi refusé.  Pour lui, c’est une question de principe. En 2003, un arbrite de Colombie Britannique avait tranché en faveur d’une loi provinciale qui obligeait les travailleurs de la santé soit de recevoir le vaccin contre la grippe soit de porter un masque pendant la saison grippale.

Selon l’infirmier, lorsque la santé du travailleur est en cause, ce dernier devrait avoir le choix. Il croit que la décision de vacciner les travailleurs de la santé est un choix politique qui n’est pas appuyé par les preuves scientifiques. Toujours selon lui, tous les les vaccins sont des poisons qui sont injectés dans le corps.

Il demande: si je vous disais, voici du formaldéhyde, du mercure et de l’aluminium, prenez-en vous irez mieux, vous ne le prendriez pas. Il est surpris de voir que si peu de personnes ne sont pas d’accord avec lui. Il ajoute: vous ne pouvez pas mettre des substances toxiques dans votre corps et espérer n’avoir aucun effet secondaire.

M. Hoekstra a été congédié en décembre dernier mais cette décision est devenue plus connue lorsque le ministre de la santé, Terry Lake a mentionné son nom en parlant du programme de vaccination contre la grippe la semaine passée.

Pandémie de grippe: des réserves de Tamiflu basées sur des informations incomplètes?

Le Tamiflu ( ou nom générique oseltamivir) raccourci les symptômes de la grippe d’une demi-journée mais il n’y a aucune évidence  qu’il  prévient les admissions à l’hôpital ou les complications de la grippe.

Deux organisations majeures: The Cochrane Collaboration et le British Medical Journal (BMJ) viennent de publier des données qui pourraient intéresser les prescripteurs et les personnes qui font les recommandations de santé publique.  Selon les études, l’utilisation du Tamiflu augmente le risque de nausées et de vomissements et lorsque le Tamiflu était utilisé en prévention, le risque de  céphalées, troubles psychiatriques et de problèmes rénaux était augmenté.  Bien que l’utilisation en prévention prévienne le risque d’avoir les symptômes de la grippe, il n’est pas prouvé que l’oseltamivir prévient la transmission du virus de la grippe.

Le dernier rapport du groupe Cochrane s’intitule: Neuraminidase inhibitors for preventing and treating influenza in healthy adults and children. Cette revue de littérature fait suite à l’analyse de toutes les données disponibles grâce à 20 études concernant le Tamiflu et 26 études concernant le Relenza ( zanamivir). Au total il s’agit de 24 000 personnes. Les données remettent en question certaines affirmations classiques au sujet de l’efficacité des inhibiteurs de la neuraminidase contre la grippe.  Les preuves suggèrent aussi un manque de données solides pour supporter l’utilisation du Tamiflu ( oseltamivir) pour la prévention de la transmission de la grippe d’une personne à l’autre.

Tout ceci soulève des questions au sujet de la façon dont les études sont utilisées pour réglementer l’usage des médicaments et les politiques de santé publique.  Les affirmations au sujet de l’efficacité pour la prévention des complications de la grippe ont joué un rôle majeur dans le processus de décision des gouvernements de plusieurs pays lors de la décision de stocker des millions de doses de Tamiflu en prévision d’une pandémie de grippe. Les États-Unis ont dépensé plus de $ 1.3 milliard pour se doter d’une réserve d’antiviraux et le gouvernement du Royaume Uni presque £424 millions  pour l’achat de 40 millions de doses.

En 2009, le manque de données disponibles avait  empêché les chercheurs de Cochrane de vérifier l’efficacité et la sécurité du Tamiflu et avait mené à des questionnements concernant les réserves de Tamiflu alors que les risques et les bénéfices de l’olseltamivir étaient mal connus. Aujourd’hui, le British Medical Journal et Cochrane émettent un avis commun aux gouvernements : à la lumière des dernières données disponibles, feriez-vous les mêmes recommandations et choisiriez-vous de faire des réserves de Tamiflu si importantes?

Comparé au placebo la prise de Tamiflu fait passer la durée des symptômes de la grippe chez les adultes de 7 jours à 6.3 jours. Chez les enfants l’efficacité reste à prouver. Il n’y avait aucune évidence de réduction du risque d’hospitalisation ou du risque de complications sérieuses de la grippe comme les pneumonies, les bronchites, les sinusites et les otites autant chez les enfants que chez les adultes. Le Tamiflu a aussi augmenté le risque de nausées et de vomissements chez les adultes de 4% et de 5% chez les enfants. Le risque de troubles psychiatriques était augmenté de 1% lorsque le Tamiflu était utilisé en prévention de la grippe. Certaines études suggèrent aussi que le Tamiflu empêche certaines personnes de produire une quantité suffisante d’anticorps pour combattre l’infection.

Les décisions gouvernementales à travers le monde avaient été prises sur des données incomplètes. Le groupe Cochrane a bénéficié des rapports complets des études originales mises disponibles par les compagnies pharmaceutiques Roche et GlaxoSmithKline. Bien que la revue des données a montré de petits avantages pour le soulagement des symptômes elle a aussi soulevé des doutes quant aux décisions de faire des réserves importantes de médicaments.

Selon David Tovey, éditeur en chef de Cochrane: “Nous avons maintenant les données les plus complètes qui soit concernant les inhibiteurs de la neuraminidase.  Bien qu’au début ces médicaments étaient censés réduire les hospitalisations et les complications sérieuses de la grippe, la revue de toutes les données a mis en évidence que le Tamiflu n’a pas prouvé avec ces effets. De plus, ces médicaments semblent aussi associés à des effets adverses qui n’avaient pas été entièrement rapportés dans les publications originales.  Ceci montre l’importance de s’assurer que toutes les données de toutes les études sont accessibles de façon transparente.”

 

 

Voici pourquoi le vaccin contre la grippe 2014-2015 risque d’être moins efficace.

Nous savons que l’efficacité des vaccins contre la grippe est reliée au degré d’appariement entre les souches contenues dans le vaccin et les souches de la grippe en circulation.

Il est connu que le virus contre la grippe se modifie constamment par mutations. Il arrive parfois que lorsque le virus en circulation se modifie légèrement et par conséquent devient un peu différent des souches incluses dans le vaccin. Le vaccin contre la grippe perd alors de son efficacité.

Une étude récente réalisée par les réseaux sentinelles du Canada  a montré un résultat inattendu. En effet on avait observé que le vaccin contre la grippe A (H3N2) n’avait qu’une efficacité de 45%. en 2012-2013. Les résultats de l’étude ont montré que   c’était la souche vaccinale qui avait mutée non la souche circulante. En effet, la  souche  (A/Victoria/361/2011) recommandée  par l’OMS a mutée lorsqu’elle a été adaptée pour croître dans les oeufs qui servent à la production du vaccin,

Le vaccin contre la grippe 2014-2015 contient toujours ces mutations qui la rendent mal appariée aux souches circulantes
et on peut s’attendre à une moins bonne protection vaccinale si le virus de la grippe H3N2 circule.
Ces informations renforcent la nécessité de considérer d’autres mesures de prévention de la grippe, telles l’hygiène des mains , la prophylaxie antivirale et le traitement précoce.

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Le Tamiflu aurait réduit de 25% le risque de décès des patients hospitalisés lors de la pandémie de grippe en 2009.

Selon un article qui vient d’être publié le 19 mars 2014 dans la revue The Lancet Respiratory, le traitement par des antiviraux comme le Tamiflu ( ou oseltamivir) aurait réduit de 25% le risque de décès chez les adultes hospitalisés lors de la pandémie de grippe A H1N1 en 2009.

Le temps compte

Chaque jour de retard augmente le risque de décès de 20%. Le risque de décès était diminué de 50%, lorsque le Tamiflu était donné dans les deux jours ayant suivi l’apparition des symptômes de la grippe.

Par contre après les 2 premiers jours, chaque jour de retard dans l’instauration du traitement augmente le risque de décès de 20%.

Cette méta-analyse a été faite par les chercheurs de l’Université de Nottingham (Royaume-Uni)  sur plus de 29.000 patients originaires de 38 pays. Tous les patients avaient été hospitalisés entre le 2 janvier 2009 et le 14 mars 2011 avec une confirmation ou une suspicion de virus de la grippe pandémique A H1N1.

L’avantage d’être traité tôt avec du Tamiflu, a été aussi observé
chez les femmes enceintes et les patients ventilés mécaniquement (intubés). En effet, globalement ces patients avaient aussi une réduction de 25% de leur risque de décéder de la grippe.

Fait surprenant, aucune réduction significative de la mortalité par le virus de la grippe A H1N1 n’a été observée chez les enfants de moins de 16 ans.

On se rappelle que la gestion de cette pandémie avait été l’objet de vives critiques dans plusieurs pays. Le virus de la grippe A H1N1 s’était montré beaucoup moins virulent que prévu pour une pandémie de grippe et les gouvernements s’étaient retrouvés avec des millions de doses de Tamiflu et de vaccins contre la grippe inutilisés.

Le virus de la grippe H5N1 fait son entrée au Canada.

Après le virus de la grippe porcine ( ou grippe pandémique de 2009) A H1N1, le virus de la grippe aviaire H5N1 fait son entrée en Amérique du Nord. Virus connu depuis plusieurs année dans les pays asiatiques, particulièrement en Chine, ce virus qui a l’habitude de s’attaquer aux volailles vient de faire une victime en Alberta. On savait déjà que ce virus sautait parfois la barrière des espèces pour s’attaquer à l’humain. Les autorités de santé publique du Canada et des provinces canadiennes se sont empressées dêtre rassurantes. Il faut dire que la saison grippale 2013-2014 est assez intense au Canada et aux États-Unis avec plusieurs cas de grippe H1N1. Une enquète extensive est en cours pour retracer les contacts du casde grippe H5N1 qui est décédé. Cette femme a fait escale à l’aéroport de Vancouver. Jusqu’à maintenant tous les contacts de la personne en contact avec la personne décédée sont asymptomatiques. Il faut dire que le virus de la grippe A H5N1 se transmet très mal entre les humains.

Les virus de la grippe A H1N1 et A H5N1 diffèrent sur plusieurs points. Comme déjà dit, le virus de la grippe H5N1 origine des volailles alors que le virus de la grippe A H1N1 provient des porcs. Un vaccin existe contre le virus de la grippe pandémique A H1N1 2009. Bien qu’il existe des vaccins contre le virus de la grippe H5N1, ces vaccins nont jamais été testés à grande échelle. D’ailleurs leur développement s’était avéré fastidieux étant donné que les virus tuait les oeufs de poule sur lesquels les vaccins sont habituellement cultivés.

L’Organisation mondiale de la santé a été informée par les autorités canadiennes. Jusqu’à maintenant, le virus de la grippe H5N1 a infecté 648 personnes dans 15 pays occasionnant la mort de 384 d’entre elles.

Le virus de la grippe H7N9 retrouvé dans la viande d’oie en Chine.

Le virus de la grippe H7N9 en Chine n’aurait pas dit son dernier mot. Des échantillons de viande d’oie prélevés sur un marché de Guangzhou, capitale de la province méridionale du Guangdong, ont été testés positifs au virus de la grippe aviaire H7N9. De plus, 2 autres échantillons de viande d’oie et un échantillon d’eaux usées prélevés dans un marché de Zengcheng, ville satellite de Guangzhou, ont aussi été retrouvés positifs pour le virus de la grippe H7N9.

Ces résultats inquiètent car ils montrent la possibilité que tous les oiseaux des poulaillers aient pu contracter le virus.

Le marché a été fermé samedi pour une durée de trois jours afin de mener des opérations de désinfection et de nettoyage. De plus, 17 vendeurs qui s’occupaient de neuf stands de volaille sur le marché sont actuellement sous observation médicale pendant une semaine.

Depuis août dernier, le Guangdong a signalé six cas humains de grippe aviaire H7N9. Le risque de transmission de la grippe H7N9 aux humains est en augmentation pendant l’hiver.

 

Les États-Unis se préparent à une pandémie de grippe aviaire H5N1.

Le gouvernement américain a pour la première fois approuvé un vaccin contre la grippe aviaire H5N1 .

Le vaccin a été fabriqué par une société de Québec: ID Biomedical , une filiale du géant pharmaceutique GlaxoSmithKline .

L’approbation a été annoncée par la Food and Drug Administration , qui réglemente les vaccins aux États-Unis .

Le vaccin ne sera pas disponible dans le commerce , il sera placé dans l’entrepôt d’urgence du gouvernement américain .

Le vaccin H5N1 contient un composé  connu comme adjuvant , ce qui permet de plus petites doses à utiliser par personne .

L’adjuvant , qui est appelé AS03 , était dans la plupart des vaccins que le Canada a utilisé au cours de la pandémie de grippe H1N1 en 2009.

Cependant , les États-Unis n’avaient pas utilisé le vaccin avec adjuvant pendant cette épidémie .

On a longtemps supposé que si le virus de la grippe H5N1 devait déclencher une pandémie , les adjuvants seraient nécessaires . À lui seul, le vaccin contre la grippe H5N1 ne produit pas une bonne réponse immunitaire . Des doses massives de vaccin sont nécessaires pour déclencher ce qui est considéré comme un effet protecteur .

Comme le but serait de vacciner le plus de gens possible dans une période aussi courte que possible , le vaccin contre la grippe H5N1 sans adjuvant ne serait ni pratique ni moralement défendable .

Ce nouveau vaccin approuvé serait sorti de la réserve si nécessaire . Il pourrait être utilisé dans le cas où le virus de la grippe aviaire H5N1 se développe la capacité de se propager efficacement entre les humains, ce qui entraîne la propagation rapide de la maladie.

En cas de pandémie de grippe H5N1 , le gouvernement américain pourrait avoir plus de 35 millions de doses de  vaccin avec adjuvant disponible en quelques semaines pour protéger les personnes , et GSK pourrait produire des doses supplémentaires pour répondre aux besoins de la nation.

Le vaccin récemment approuvé n’est pas la première visant la grippe H5N1 à être approuvé par la FDA . En 2007 , l’agence avait approuvé un vaccin contre la grippe aviaire de Sanofi Pasteur . Mais ce vaccin ne comprenait pas d’adjuvant .

L’Organisation mondiale de la santé affirmait au début de octobre qu’ il y avait eu 641 cas humains confirmés en laboratoire de grippe H5N1 , signalées dans 15 pays . Sur ce total , 380 infections ont été fatales.

 

 

Un premier cas de grippe H7N9 en Chine pour la saison hivernale 2013-2014.

La Chine  vient de confirmer la présence d’un cas de grippe H7N9. On se rappelle que cette souche de grippe origine des oiseaux. Ceci porte le total du nombre de cas à 136 dont 45 décès depuis le premier cas cette année. L’homme de 35 ans qui est originaire de la province de  Zhejiang serait hospitalisé dans un état critique. Cette province a enregistré le plus important nombre de cas de grippe H7N9 en Chine.

À l’heure actuelle, il y a 3 patients encore hospitalisés. Les experts avaient déjèa émis l’hypothèse que  la grippe H7N9, tout comme la grippe saisonnière  pourrait revenir avec la saison hivernale.

Bien que la transmission interhumaine du virus de la grippe H7N9 soit faible, des études ont montré qu’elle était plausible.

Autre raison de s’inquiéter: plusieurs souches de grippe H7N9 circuleraient chez les oiseaux et les oiseaux affectés sont habituellement asymptomatiques rendant le dépistage pratiquement imposs

Vaccin contre la grippe 2013-2014: quoi de neuf au Québec?

Les vaccins contre la grippe 2013-2014 sont arrivés au Québec. Les indications sont les mêmes soit:

  • les personnes âgées de 60 ans et plus;
  • les enfants en bonne santé âgés de 6 à 23 mois inclusivement.(Les enfants âgés de moins de 6 mois sont également considérés comme à risque élevé, mais il n’est pas recommandé de leur administrer le vaccin parce qu’il est moins immunogène à cet âge);
  • les personnes âgées de 6 mois et plus présentant :
    • des troubles cardiaques ou pulmonaires chroniques (dont la dysplasie bronchopulmonaire, la fibrose kystique et l’asthme) assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers,
    • des états chroniques tels qu’un diabète, des erreurs innées du métabolisme (ex. : tyrosinémie héréditaire de type I),
    • une obésité importante (à titre indicatif, IMC ≥ 40),
    • des troubles hépatiques (incluant une cirrhose),
    • des troubles rénaux,
    • de troubles hématologiques (incluant une asplénie, une anémie ou une hémoglobinopathie), un déficit immunitaire ou une immunosuppression (incluant l’infection par le VIH),
    • un cancer,
    • des conditions médicales entraînant une diminution de l’évacuation des sécrétions respiratoires ou des risques d’aspiration (ex. : un trouble cognitif, une lésion médullaire, un trouble convulsif, des troubles neuromusculaires);
  • les résidants de tout âge des centres d’accueil ou des établissements de soins
    de longue durée;
  • les enfants et les adolescents (âgés de moins de 18 ans) sous traitement
    prolongé à l’acide acétylsalicylique (qui peut accentuer le risque de syndrome de
    Reye après une grippe);
  • les femmes enceintes présentant l’une des conditions susmentionnées (le vaccin peut être administré quel que soit le stade de la grossesse);
  • les femmes enceintes en bonne santé qui sont au 2e ou au 3e trimestre de la
    grossesse (13 semaines et plus);
  • les personnes vivant dans les communautés éloignées ou isolées.

Par contre pour la première fois, les personnes en CHSLD de plus de 65 ans recevront un vaccin contre la grippe contenant un adjuvant qui devrait les protéger mieux que le vaccin régulier. Un adjuvant est un produit qui est ajouté à un vaccin dans le but d’accroître son efficacité.Le Fluad, (c’est le nom de ce vaccin) contient l’adjuvant MF59C.1.

Les enfants de plus de 6 mois avec des conditions médicales chroniques telles que décrites plus haut et les contacts de personnes à risques de complications qui ont entre 6 mois à 17 ans pourront recevoir le vaccin intranasal vivant atténué appelé Flumist. Ce vaccin serait plus efficace chez les enfants mais son efficacité ne serait pas supérieure chez les adultes. Il est possible que ceci soit explicable par le fait que la muqueuse des adultes contient souvent des anticorps formés suite aux infections grippales antérieures. Ces anticorps inactiveraient le virus trop rapidement pour l’immunité ait le temps de se développer. Le maintien de l’efficacité du vaccin intranasal lors de doses répétées reste à confirmer.

 

 

Vaccin contre la grippe 2013-2014: pourquoi la France refuse le vaccin.

L’hiver arrive bientôt dans hémisphère Nord et avec lui la saison grippale. Qui dit saison grippale dit, urgences congestionnées, absentéisme et le sempiternel rhume annuel. Les gouvernements de la plupart des pays industrialisés offrent un vaccin contre la grippe mais celui-ci n’est pas très populaire, y compris en France. Les raisons évoquées pour refuser de se faire vacciner contre la grippe sont nombreuses mais habituellement les mêmes d’un pays a l’autre.

Je n’ai pas besoin du vaccin contre la grippe car je ne suis jamais malade…

S’il est vrai que tout le monde n’attrape pas nécessairement la grippe à chaque saison, la grippe est quand même la maladie que l’on peut prévenir par vaccination qui tue le plus de personnes a chaque année. Bien qu’elle ne soit pas toujours accompagnée de complications comme la bronchite et la pneumonie, celles-ci ne sont pas rares.  Il n’y a qu’a fréquenter une urgence en hiver ou une unité de soins intensifs pour s’en apercevoir. La tableau est classique. L’infection par le virus de la grippe commence par un mal de gorge, puis un nez qui coule et ensuite une toux plus ou moins sèche. Ce tableau s’accompagne souvent de douleurs musculaires diffuses et de fièvre. Parfois il peut y avoir de la diarrhée, des maux de tête ou d’autres symptômes. Si la personne est chanceuse, par exemple si elle fait partie des jeunes adultes sans maladies chroniques, après environ une semaine tout rentre dans l’ordre et le malade en est quitte pour quelques jours de congé. Rappelons que la grippe coûte une fortune à l’économie française à chaque année.  Par contre pour des centaines de français , voire des milliers, la toux devient de plus en plus grasse, et les symptômes persistent , ou s’intensifient. C’est le temps de consulter un médecin. Plusieurs se diront, qu’ils aiment mieux prendre ce risque et au pire d’avoir à prendre des antibiotiques si jamais c’était vraiment nécessaire.

les antibiotiques, oui mais

Lorsque la personne malade a la grippe, sa contagiosité débute 24 heures avant les symptômes, donc impossible de s’isoler efficacement pour limiter la transmission. Vos collègues de bureau , vos petits-enfants ou votre grand-mère est peut-être déjà contaminé. Si une des personnes que vous avez infecté fait partie des groupes vulnérables c’est à sont tour de risquer d’avoir les complications de la grippe. Rappelons qu’à ce sujet, les jeunes enfants sont aussi à risque de complications de la grippe que les personnes âgées.

De plus, les antibiotiques comportent eux aussi leur lot de risques. L’infection par le Clostridium difficile en est un. Le nombre de cas d’infection par le Clostridium difficile augmente habituellement lors de la saison grippale. La raison est simple, les antibiotiques donnés pour traiter les complications de la grippe ( ou bien donnés inutilement pour l’infection virale qu’est la grippe non compliquée), affaiblissent la flore intestinale normale qui fait opposition naturelle à la bactérie Clostirdium diffile que plusieurs personnes portent sans le savoir. Il faut savoir que le risque d’être porteur de Clostridium difficile augment jusqu’à 30 ou 50% lorsque l’on est hospitalisé. Les infections par le Clostridium difficile, doivent alors être traitées par un autre antibiotique plus puissant. Elles peuvent aussi se compliquer de colectomie ( résection du colon) ou parfois devenir mortelles. De plus l’utilisation des antibiotiques favorise l’émergence de bactéries de plus en plus résistantes.

Bref, la difficulté à percevoir sa propre vulnérabilité ou la vulnérabilité d’un de nos contacts est la raison principale pour laquelle les personnes refusent le vaccin contre la grippe.