juin 05

Selon les dernières informations connues, des germes de soya contaminés seraient la cause de l’épidémie de gastroentérites à E coli qui a rendu plus de 2000 personnes malades et en a tué 22.

Des tests préliminaires ont trouvé la bactérie E coli dans les germes de soya et d’autres variétés de germes lors de l’investigation d’une ferme biologique dans la région de Uelzen en Allemagne.

Plusieurs restaurants avaient utilisé ces germes pour préparer des salades. La ferme a été fermée et ses produits rappelés. deux employés de la ferme ont aussi été malades. Les résultats de tests supplémentaires sont à venir lundi.

Rappelons qu’il s’agirait d’une nouvelle souche particulièrement virulente de E coli que les scientifiques n’avaient jamais identifié.

 

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juin 04

Qu’est-ce que le E. coli?

Est-ce qu’il y a plusieurs souches de Escherichia coli?

Comment se fait la transmission de la bactérie Escherichia coli ?

Quelles sont les conditions favorables à la multiplication de la bactérie Escherichia coli?

Comment détruit-on la bactérie E coli?

Quelles sont les symptômes de la maladie provoquée par l’excherichia coli enterohemorragique (ECEH)?

Quelles est la période d’incubation ou combien de temps après avoir consommé un aliment contaminé je risque d’être malade?

Le E. coli (ou Escherichia coli) est une bactérie fréquente du tube digestif de l’homme et des animaux à sang chaud.

Quelle est la durée de la gastroentérite à E coli?

Quelles sont les complications de l’infection à E coli enterohémorragique? Qu’est-ce que le syndrome hémolytique-urémique

Qu’est-ce que le E. coli?

La plupart des  souches de E. coli vivent dans l’intestin sans représenter un danger pour l’homme. Par contre, d’autres peuvent causer des gastro-entérites sévères. Une de ces Escherichia coli est appelé ECEH pour Escherichia coli entérohéhorragique. Ces bactéries produisent une toxine qui ressemble à la toxine produite par la bactérie Shigella dysenteriae. On appelle aussi cette toxine verotoxine ou toxine de type shiga.

Un type de bactérie E coli enterohemorragique est encore plus specifique on l’appelle le serotype O157:H7.

Comment se fait la transmission de la bactérie Escherichia coli ?

La transmission de la bactérie Escherichia coli se fait par la consommation d’aliments contaminés, viande hachée crue ou mal cuite et lait cru par exemple. Par exemple, si l’exterieur d’une pièce de viande a été contaminée par la bactérie présente dans l’intestin de l’animal lors de  lors de l’abattage de l’animal, lorsque la viande est hachée la bactérie se trouve mélangée et elle est enfouie à l’intérieur de la viande. Ainsi si la cuisson de la viande est incomplète à l’intérieur de la viande la bactérie ne sera pas détruite et sera ingérée. C’est le principal mode de transmission.

Quelles sont les conditions favorables à la multiplication de la bactérie Escherichia coli?

La bactérie Escherichia coli enterohemorragique ou ECEH se multiplie dans entree 7°C et 50°C, la température optimale étant de 37°C. Certaines souches de ECEH peuvent se développer dans des aliments acides, jusqu’à pH 4,4.

Comment détruit-on la bactérie E coli?

Lorsque toutes les parties de l’aliment atteignent au moins 70°C la bactérie E coli est détruite.

Quelles sont les symptômes de la maladie provoquée par l’excherichia coli enterohemorragique (ECEH)?

Les symptômes des maladies provoqués par la bactérie ECEH sont:

  • des crampes abdominales
  • des diarrhées qui peuvent contenir du sang
  • la fièvre
  • les vomissements

Quelles est la période d’incubation ou combien de temps après avoir consommé un aliment contaminé je risque d’être malade?
La période d’incubation est de 3 à 8 jours, avec une moyenne de 3 à 4 jours.

Quelle est la durée de la gastroentérite à E coli?

Dans la plupart des cas la guérison survient  dans les 10 jours.

Quelles sont les complications de l’infection à E coli enterohémorragique? Qu’est-ce que le syndrome hémolytique-urémique

Chez un petit nombre de patients (en particulier le jeune enfant et la personne âgée), l’infection peut conduire à une affection mortelle comme le syndrome hémolytique-urémique (SHU). Celui-ci est caractérisé par:

  • une défaillance rénale aiguë,
  • une anémie hémolytique
  • et une thrombopénie (baisse des plaquettes dans le sang)

Environ 10% des patients infectés par le E coli ECEH auront un syndrome hémolytique-urémique et 3 à 5 % en mourront. Le quart des personnes atteintes d’une syndrome hémolytique-urémique auront des complications neurologiques (telles que convulsions, accidents cérébrovasculaires et coma) et la moitié auront des séquelles rénales chroniques.

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juin 01

Le Dr Hoonmo Koo, un chercheur du Baylor College of Medicine, a montré que 20% des 35 prélèvements de viande crue, cuite ou prête à servir fait dans la cuisine d’un hôpital de soins tertiaires étaient contaminés par la bactérie Clostridium difficile. De plus, pour chaque prélèvement positif, il y avait au moins un patient dans l’hôpital qui était infecté avec la même souche de Clostridium difficile. Même la viande suite à 70 C était contaminée. Les spores de la bactérie C. difficile peuvent résister à une température de plus de 90 C.

Cette étude rappelle une autre étude qui avait montré que 20% des viandes hachées achetées dans des épiceries de l’Ontario et du Québec étaient contaminées avec du Clostridium difficile. Pour celles qui pensent que c’est peut-être différent ailleurs,  une étude faite en Arizona aux États-Unis en 2007,  avait montré que 40% des viandes crues et 48% des viandes cuites d’une chaîne d’épicerie nationale renfermaient la bactérie C difficile.

L’étude du Dr Koo est particulière car elle suggère l’hypothèse que la consommation de nourriture contaminée pourrait être un véhicule de transmission du Clostridium difficile dans un hôpital.

Il est possible qu’un plus grand pourcentage de nourriture soit contaminé car seulement 2 g de viande étaient prélevés. Ainsi si la contamination n’était pas homogène, il est possible que le prélèvement ait été faussement négatif.

On se demande aussi si la viande peut avoir été contaminée pendant le processus d’abattage et de préparation ou encore lors de sa manipulation. D’autres études sont en cours.

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mar 19

La fidaxomicine est un nouvel antibiotique de la classe des macrolides qui serait aussi efficace que la vancomycine contre le Clostridium difficile. De plus l’usage de la fidaxomicine entraine moins de récidives.

Les résultats de cette étude multicentrique à double insu  menée sur 629 patients de mai 2006  à août 2008 au Canada et aux États-Unis,  ont été publiés dans l’édition du 3 février du New England Journal of Medicine (NEJM). On a ainsi démontré que la fidaxomicine était aussi efficace que la vancomycine pour les traitement des infections à Clostridium difficile (92.1% vs 89.8%).

De plus les patients traités avec la fidaxomicine ont eu un taux significativement moindre de récidives d’infections à Clostridium difficile (13.3% vs 24% selon le protocole). Cependant le  taux de récidive n’était pas amélioré chez les patients infectés par une souche plus virulente de Clostridium difficile ( comme la souche NAP1).

La raison de ce taux de récurrence moindre semble lié au fait que la fidaxomicine épargne la flore normale de l’intestin.

Le Dr Herbert Dupont de l’École de santé publique de l’université du Texas, se questionne sur ce que serait le taux de récidive si le traitement des infections à Clostridium difficile avec les antibiotiques couramment utilisés était prolongé de 4 à 6 semaines.

D’autres mesures pourraient être utilisées pour lutter contre les infections à Clostridium difficile. Par exemple, l’utilisation plus judicieuse d’antibiotiques suite au développement de tests diagnostiques plus rapides et plus précis qui éviteraient l’usage d’antibiotiques à large spectre lors de traitements empiriques.

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fév 13

L’analyse de 100 poulets de marques connues provenant d’épicerie de Vancouver, Toronto et Montréal,  a montré que 67% des volailles sont contaminées par des bactéries dangereuses comme le E. coli,  la salmonelle et le campylobacter. Ces bactéries ont non seulement le pouvoir de causer des maladies, mais avaient en plus la capacité de résister à plusieurs antibiotiques.  Cette étude a été menée par  CBC TVs Marketplace.

Nous savions déjà que des bactéries dangereuses pouvaient se retrouver dans le poulet cru mais cette étude montre que non seulement les 2/3 des volailles sont contaminées mais qu’en plus certaines bactéries sont résistantes jusqu’à 8 antibiotiques.

Cette étude démontre l’importance de bien cuire les poulets et de prendre toutes les précautions nécessaires afin de réduire le risque de contamination croisée au minimum. ( La contamination croisée est la contamination des objets propres par l’intermédiaire d’un objet contaminé. Par exemple, l’utilisation d’une planche à découper qui a servi à dépecer de la volaille crue, non lavée , pour couper des morceaux de poulet cuits.)

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avr 25

Une équipe multidisciplinaire de l’Université de Sherbrooke a découvert une nouvelle classe d’antibiotiques efficace contre certaines bactéries à l’origine de maladies nosocomiales : l’antibiotique à base de ligand PC1.

Ces résultats ouvrent une nouvelle voie de lutte contre des bactéries de plus en plus résistantes aux traitements conventionnels. Ils sont publiés aujourd’hui dans la revue PLoS Pathogens, par Daniel Lafontaine, professeur au Département de biologie de la Faculté des sciences, et ses collaborateurs de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.

Les antibiotiques sont issus de quelques classes de produits depuis une trentaine d’années, indique Daniel Lafontaine. « C’est ce qui explique pourquoi que les bactéries ont développé des résistances. Sur le plan de la recherche fondamentale, notre découverte ouvre la voie à une nouvelle génération d’antibiotiques. Les bactéries n’avaient encore jamais été exposées à ce nouvel antibiotique et ne développent pas de résistances jusqu’à présent », ajoute-t-il.

Entre 2003 et 2005, le Québec a été particulièrement touché par une souche de la bactérie Clostridium difficile (C. difficile) hypervirulente et multirésistante, période pendant laquelle l’incidence des infections a presque quadruplé. « Malheureusement, bien que l’épidémie soit maintenant endiguée, on rapporte encore des éclosions dans divers hôpitaux de la province malgré les mesures mises en place pour réduire l’incidence des infections nosocomiales », rapporte Louis-Charles Fortier, professeur au Département de microbiologie et infectiologie et l’un des coauteurs de l’étude. « La situation est similaire ailleurs au Canada et aux États-Unis, de même que dans plusieurs pays européens », ajoute le microbiologiste expert sur les questions du C. difficile.

« Pour le C. difficile ou encore Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), même après 30 générations de bactéries exposées à la molécule PC1, nous ne détectons aucune résistance, alors qu’habituellement il suffit de cinq ou six passages », précise Daniel Lafontaine. Le domaine des antibiotiques conventionnels repose sur quelques produits clés, comme la pénicilline, qui sont dérivés les uns des autres pour contrer l’adaptation constante des bactéries.

Cette nouvelle classe d’antibiotiques est composée d’une molécule synthétique qui se fixe spécifiquement sur une zone essentielle à la survie de la bactérie, appelée riboswitch, empêchant ainsi sa prolifération. Depuis la découverte des riboswitchs en 2002, les scientifiques cherchent à développer un antibiotique qui agit sur ces zones vitales, sans succès.

« Notre expertise dans l’étude tridimensionnelle des riboswitchs nous a permis de comprendre que ça fonctionne uniquement lorsque le riboswitch visé est devant un gène particulier appelé guaA, explique Daniel Lafontaine. Ça touche une voie de base de sa régulation. »

Les auteurs de la publication ont réussi à pousser leurs travaux de l’étude fondamentale du fonctionnement de l’antibiotique sur les riboswitchs jusqu’à l’expérimentation avec succès sur des modèles animaux.

« C’est une histoire complète, dit fièrement le professeur Lafontaine. Habituellement une étude aussi large est réservée à de très grands laboratoires. Dans notre cas, l’expertise était répartie sur plusieurs campus de l’UdeS, alors il a fallu la persévérance de Jérôme Mulhbacher, postdoctorant à la Faculté des sciences, qui a proposé le sujet et a contacté des collaborateurs avec qui nous n’avions jamais travaillé : François Malouin, professeur à la Faculté des sciences, expert en validation sur des modèles animaux, et Louis-Charles Fortier, à la Faculté de médecine et des sciences de la santé. »

Les chercheurs ont breveté les molécules développées et envisagent des rapprochements avec les entreprises fabricantes de tels produits. De plus, pour étendre le spectre des bactéries touchées, ils cherchent maintenant d’autres riboswitchs qui régulent d’autres gènes essentiels. « L’avenir est dans le design de ligands spécifiques pour bloquer l’action des riboswitchs », conclut Daniel Lafontaine.

Source: Communiqué Université de Sherbrooke

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avr 18

Le chikungunya est une maladie qui sévit  en Afrique, en Asie du Sud-Est, dans le sud de l’Inde et au Pakistan pendant la saison des pluies.

L’Institut de Veille Sanitaire vient de mettre à jour ses résultats de surveillance de la chikungunya pour le territoire français.

Sur l’Île de la Réunion, ce sont des épisodes de cas groupés autochtones de chikungunya qui sont recensés, alors que le virus en était quasiment absent depuis 2006. Seul un foyer de 4 cas confirmés et 1 cas probable avait été identifié à la Réunion en août 2009 à Saint- Gilles, pendant l’hiver austral. En revanche, entre 2005 et 2006, le chikungunya avait touché près de 300.000 personnes à La Réunion, soit 38 % de la population, entraînant alors près de 2.200 hospitalisations et 250 décès.

Au 14 avril, 25 cas ont été confirmés et 7 cas probables ont été identifiés. Le regroupement géographique et temporel des cas confirme l’existence d’une circulation active et autochtone du virus dans la zone de Plateau-Caillou (commune de Saint-Paul). Les autres cas résident dans des localités proches (Saint-Gilles, La Plaine Saint-Paul, Salines-les-Bains, Salines-les-Hauts) et 1 cas à Salazie, plus à l’est.

Les autres cas résident
dans des localités proches (Saint-Gilles, La Plaine
Saint-Paul, Salines-les-Bains, Salines-les-Hauts) et
1 cas à Salazie, plus à l’est

Qu’est-ce que le chikungunya?

Le chikungunya est une maladie virale qui provoque habituellement de la fièvre et des douleurs articulaires de type arthritique. Il se transmet aux humains par la piqûre d’un moustique infecté.

Quelle est la cause du chikungunya?

Le chikungunya est causé par un virus le plus souvent transmis par les moustiques Aedes aegypti et, plus récemment, Aedes albopictus.

Quels sont les symptômes du chikungunya?

  • Les symptômes peuvent prendre jusqu’à 12 jours avant de se manifester, mais, dans la plupart des cas, ils débutent de 3 à 7 jours après l’infection par une fièvre d’apparition brutale.
  • Ils comprennent habituellement de la fièvre, des douleurs articulaires, de la fatigue, des maux de tête, des nausées, des vomissements, des douleurs musculaires et une éruption cutanée.
  • La plupart des personnes infectées se rétablissent après quelques jours, mais, dans certains cas, les douleurs articulaires peuvent persister pendant des semaines ou des mois.
  • Des complications gastro-intestinales, oculaires, neurologiques ou cardiaques ont parfois été signalées.
  • Une phase chronique, caractérisée par des douleurs articulaires qui peuvent entraîner une restriction de certaines activités, peut survenir, mais elle est habituellement observée seulement chez les personnes à risque de complications.

Comment le chikungunya se transmet-il?

  • Le chikungunya se transmet par la piqûre d’un moustique infecté (surtout Aedes aegypti et Aedes albopictus).
  • Les moustiques qui transmettent le chikungunya piquent principalement le jour, surtout à l’aube et à la brunante. Les deux espèces de moustiques piquent à l’extérieur, mais Aedes aegypti peut aussi facilement piquer à l’intérieur.

Comment prévenir le chikungunya?

Protégez-vous contre les piqûres de moustiques, en particulier dans les deux ou trois heures suivant l’aube et en début de soirée.

1. Couvrez-vous.

Portez une chemise à manches longues de couleur pâle rentrée dans un pantalon, des chaussures (évitez les sandales) et un chapeau.

2. Appliquez un insectifuge sur la peau exposée

  • Les insectifuges contenant du DEET sont les plus efficaces.
  • Suivez les indications du fabricant.
  • Ne l’appliquez pas sur la peau irritée, des coupures ou des éraflures.
  • Évitez de vaporiser l’insectifuge directement sur le visage.
  • Lavez-vous les mains après l’application pour éviter tout contact avec les lèvres et les yeux.
  • Il n’est pas recommandé d’utiliser des produits avec une combinaison de DEET et d’écran solaire.
  • Toutefois, si vous voulez utiliser ces deux produits, appliquez d’abord l’écran solaire et laissez-le pénétrer dans la peau pendant 20 minutes environ avant d’appliquer l’insectifuge à base de DEET.
  • Lavez-vous à la fin de la journée (avant d’aller au lit) pour enlever l’insectifuge.

3. Choisissez l’endroit ou vous demeurerez.

Restez dans des endroits dont toutes les ouvertures sont pourvues de moustiquaires ou dans des endroits fermés et climatisés.

4. Pour une meilleure protection, appliquez un insectifuge à base de perméthrine sur votre moustiquaire

  • Les traitements à la perméthrine sont efficaces pendant un maximum de deux semaines ou six lavages.
  • La perméthrine n’est pas en vente au Canada, mais les cliniques santé-voyage peuvent vous indiquer comment acheter de la perméthrine et du matériel prétraité avant ou pendant votre voyage. Vous pouvez envisager cette solution pour traiter les parcs d’enfant, les berceaux et les poussettes afin de protéger les bébés de moins de six mois.

Source: Agence de la santé publique du CanadaINVS


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avr 03

La cueillette de l’Eau de Pâques est, surtout au Québec, un rituel de la fête de Pâques. Cette cueillette devait être effectuée au petit matin, avant le lever du soleil. Cette eau se puise dans un ruisseau, une petite rivière ou une source. La plupart du temps, la coutume voulait que ce soit les enfants qui puisent cette eau (Québec), munis de récipients spéciaux, réservés à cet effet. La provision devait pouvoir tenir pendant toute une année.

Propriétés de l’Eau de Pâques

En effet, cette eau est réputée pour avoir des propriétés bénéfiques, voire magiques. En Normandie, en Saxe et en Silésie, elle avait des propriétés dermatologiques, contre l’eczéma, l’acné, même la lèpre. Au Québec et dans les régions nordiques de la France, elle avait aussi des effets sur la vision, était une précieuse lotion pour les yeux. L’eau de Pâques devait aussi préserver de la diarrhée, et guérir de la fièvre.

En plus de ses supposées propriétés physiques, l’eau de Pâques a aussi des propriétés spirituelles, voire magiques. Au Québec, elle devait protéger contre les intempéries, comme la foudre, le tonnerre, même le vent. Elle éloignait également les mauvais esprits, les malheurs, et les accidents mortels. L’eau de Pâques devait également bénir la maison. Ceci était fait à l’aide de rameaux bénis.

Se laver dans l’Eau de Pâques

Une alternative à la cueillette, se laver dans l’eau de Pâques était réputé pour permettre de conserver longtemps la fraîcheur de sa peau. Elle donnait aussi aux femmes qui se baignaient dans un ruisseau ou une rivière à l’aube de Pâques, « beauté et séduction, à condition qu’elle l’aient fait en silence et en secret ». On dit aussi que les hommes plongeaient dans une rivière au matin de Pâques « pour acquérir force et santé pendant toute l’année ».

Les dangers de l’eau de Pâques

Giardia se retrouvent souvent chez l’homme, le castor, le rat musqué, et dans les selles de chien. Les matières fécales des bovins semblent être la principale source de Cryptosporidium,bien que ces parasites ont été trouvés chez l’homme et d’autres animaux. les sources d’eau potable peuvent être contaminées lorsque les matières fécales contenant des parasites sont déposés ou déversés dans l’eau.

Plusieurs personnes considèrent qu’il est possible de conserver  l’eau de Pâques pendant l’année entière. D’autres  lui attribuent des vertus thérapeutiques si elle est bue. Le problème c’est que l’eau la plus claire peut parfois peut parfois être  contaminée, Par exemple, certains parasites comme le Giardia lamblia ou enore le cryptosporidium peuvent être présents.

Giardia et le Cryptosporidium sont des parasites microscopiques qui peuvent être trouvés dans l’eau. Giardia provoque une maladie intestinale appelée giardiase ou «fièvre du castor». Cryptosporidium est responsable d’une maladie semblable, la cryptosporidiose.

Les deux parasites produisent des kystes qui sont très résistants aux conditions environnementales défavorables. Lorsqu’il est ingéré, elles germent, se reproduire et entraîner des maladies. Après l’alimentation, les parasites sous forme de nouveaux kystes, qui sont passées dans les fèces. Des études sur des volontaires humains ont montré que l’ingestion de seulement quelques kystes pour causer la maladie.

La diarrhée, crampes abdominales, la flatulence, des malaises et une perte de poids sont les symptômes les plus communs causés par Giardia. Vomissements, frissons, maux de tête et fièvre peuvent également survenir. Ces symptômes se manifestent habituellement de surface de six à 16 jours après le contact initial et peut continuer aussi longtemps qu’un mois.

Les symptômes de la cryptosporidiose sont similaires, les plus courants comprennent la diarrhée aqueuse, crampes abdominales, nausées et maux de tête. Ces symptômes se produisent dans les deux à 25 jours de l’infection et durent généralement une ou deux semaines, dans certains cas, ils collent autour pendant un mois.

L’eau de Pâques peut être contaminée par exemple si un animal a fait ses selles en amont.

En  2009 en Russie. 800 personnes avaient été malades après avoir bu de l’eau bénite pour célébrer les fêtes de l’Épiphanie. Le meilleur moyen de prévention consisterait à réserver l’eau de Pâques pour les usages externes.

Références

Wikipedia

Santé Canada

Éloïse Mozzani, Le Livre des superstitions : mythes, croyances et légendes, Robert Laffont, Paris, 1995.

Revue des Traditions Populaires, 1886, no 1, 1919, no 34, Paris, Maisonneuve frères et Ch. Leclerc.

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fév 17

Messieurs êtes-vous de ceux qui achètent leur condoms grandeur petite ou très petite en cachette? Ou peut-être n’osez vous pas vous procurer des préservatifs adaptés à la taille de votre pénis?  Sachez que si votre condom est trop long ou trop large il peut  de déchirer ou pire glisser et demeurer à l’intérieur du vagin de votre partenaire. Il va sans dire que dans ces circonstances l’effet anticonceptionnel et protecteur contre les maladies transmissibles sexuellement est nul.  En plus de ces inconvénients, un condom de mauvaise taille petit peut  aussi entraîner d’autres problèmes comme une baisse du plaisir sexuel. C’est ce que  des chercheurs ont observé selon un récent article publié dans la revue  Sexually Transmitted Infections.

Les auteurs  ont analysé des questionnaires complétés par 436 hommes entre 18 et 67 ans. Environ  la moitié de ces hommes (44,7%) ont rapporté avoir déjà porté des préservatifs de la mauvaise taille. Ces utilisateurs avaient 2,5 fois plus de risque que les autres de les voir se déchirer ou glisser, et 5 fois plus de risque d’irritation au pénis.

Ils avaient aussi deux fois plus de risque de connaître un problème d’érection ou des difficultés (ou leur partenaire) à atteindre l’orgasme. Le condom avait aussi 2  fois plus de risque d’être enlevé  avant la fin du rapport sexuel.

Même si l’étude est basée uniquement sur les déclarations volontaires des hommes qui y ont participé, les chercheurs en concluent que les hommes devraient faire l’objet de campagnes d’information les incitant à choisir un condom adapté à la taille de leur pénis.

Les auteurs suggèrent que les fabricants vendent leurs condoms les plus petits sous l’appellation   » large »  et que les condom de taille régulière soient appelés  » extralarge ». Très peu d’hommes seraient enclins à acheter des condoms de taille  » extrasmall » ou  » extrapetit ».

Source: Romandie

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fév 13

On soupçonnait déjà que la vitamine D pouvait jouer un rôle dans plusieurs maladies comme le  cancer, le diabète, la sclérose en plaques et la schizophrénie.

La vitamine D joue aussi un rôle dans le fonctionnement du système immunitaire et serait capable de stimuler la production de composés antimicrobiens.

Une revue de littérature récente, publiée dans l’édition de juillet 2009 de la revue  Endocrine Practice a montré un lien entre la vitamine D et la prévention des infections incluant les infections des voies respiratoires supérieures.   Ceci peut avoir des conséquences en hiver, quand le niveau sanguin de vitamine D tend à baisser à cause du manque d’ensoleillement.

Un article paru en 2007 dans la revue America Journal of Clinical Nutrition avait postulé l’hypothèse que le pic dans les taux de grippe et de rhume correspondait avec un manque relatif en vitamine D et à  une déficience secondaire du système immunitaire.

Pour plus d’informations consulter l’article «Comment éviter la grippe sans se faire vacciner»,  «Pourquoi la grippe se transmet plus facilement l’hiver» et «La transmission du virus de la grippe est favorisée par l’air froid et sec»..

Références: The Epoch Times


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